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Un médecin tue 15 patients et incendie leurs maisons pour dissimuler le poison

À Berlin, un médecin en soins palliatifs a assassiné 15 patients et tenté d’effacer ses traces par des incendies, écopant d’une peine de prison à perpétuité.

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Un médecin tue 15 patients et incendie leurs maisons pour dissimuler le poison
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La capitale allemande a été secouée par l’arrestation de Johannes M., un médecin de soins palliatifs de 41 ans, accusé d’avoir tué quinze patients avant de brûler leurs domiciles pour masquer l’usage de poison. Ce praticien, autrefois perçu comme un soignant apaisant les douleurs en fin de vie, est désormais considéré comme un tueur en série.

La présidente du tribunal, la juge Silvia Busch, a rejeté les hypothèses habituelles liées aux crimes médicaux, soulignant que cette affaire ne relevait ni de la compassion ni d’un acte d’euthanasie. Selon elle, le mobile principal était « une obsession du contrôle et de la domination sur le destin des victimes ».

Le mode opératoire employé par ce « médecin de la mort » consistait à injecter des doses létales et précises de substances anesthésiantes et de relaxants musculaires, provoquant une paralysie respiratoire rapide et une suffocation silencieuse lors de ses visites à domicile.

Les victimes comprenaient douze femmes et trois hommes, âgés de 25 à 94 ans, ce qui démontre que le médecin ne ciblait pas un groupe spécifique mais recherchait une « jouissance du pouvoir ».

Sa cruauté s’est manifestée jusqu’à tuer deux patients différents en l’espace de 24 heures.

Au total, plus de 70 corps font l’objet d’une enquête approfondie. Johannes M. est également accusé d’avoir tenté d’incendier les maisons de cinq victimes après leur décès, dans le but d’effacer les preuves médicales et de faire passer les morts pour des accidents liés à un feu domestique.

Lors de l’énoncé du verdict, la juge Busch a déclaré : « Les quinze crimes avérés ne représentent peut-être qu’une fraction des actes réels de l’accusé ». Cette déclaration fait écho aux suspicions du parquet qui évoque son implication possible dans plus de 70 autres décès inexpliqués, toujours en cours d’investigation.

Le masque du médecin idéal a commencé à tomber après des observations suspectes et des contrôles minutieux effectués par les équipes de soins et les infirmiers, qui ont remarqué une augmentation anormale des décès soudains parmi les patients en phase terminale sous sa surveillance. Une enquête initiale a été ouverte sur quatre cas avant que l’affaire ne prenne de l’ampleur et que Johannes M. soit placé en détention provisoire.

Au tribunal, l’accusé s’est effondré et a reconnu certains meurtres, affirmant : « Oui, j’ai tué des personnes… Je n’ai pris conscience de la souffrance que j’ai causée que plus tard ».

Face à la gravité exceptionnelle des faits, la cour a qualifié l’affaire de « particulièrement grave » et a prononcé la peine maximale en Allemagne : la réclusion à perpétuité avec une période de sûreté renforcée. Cette condamnation interdit également à Johannes M. d’exercer la médecine ou de s’approcher d’établissements de santé, et le prive définitivement de toute possibilité de libération conditionnelle anticipée.

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