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Agence internationale de l’énergie alerte sur une crise pétrolière estivale

Le directeur de l’AIE met en garde contre un risque de crise sur le marché pétrolier cet été en cas d’escalade au Moyen-Orient.

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Agence internationale de l’énergie alerte sur une crise pétrolière estivale
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Le directeur exécutif de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), Fatih Birol, a averti jeudi que le marché pétrolier pourrait entrer dans une « zone rouge » durant les mois de juillet ou août si les tensions au Moyen-Orient persistent. Cette mise en garde a été formulée lors d’une allocution prononcée au centre de recherche Chatham House.

Fatih Birol a souligné que la demande en pétrole augmente habituellement au début de la saison estivale, fin juin et début juillet, période marquée par un pic des déplacements, ce qui exerce une pression supplémentaire sur les approvisionnements. Face à ce contexte, l’AIE est prête à injecter davantage de réserves stratégiques sur le marché si les pays membres en décident ainsi, afin d’atténuer tout risque de perturbation.

Les mesures des pays membres face à la crise

En mars dernier, les 32 pays membres de l’AIE avaient approuvé la libération de 426 millions de barils, représentant plus d’un tiers des stocks stratégiques, une décision sans précédent visant à stabiliser les marchés pétroliers. Cette mesure intervient alors que les tensions régionales ont entraîné des perturbations majeures dans le détroit d’Ormuz, un point névralgique pour la navigation pétrolière.

L’agence a indiqué que ces perturbations ont provoqué une perte supérieure à un milliard de barils dans les exportations pétrolières du Golfe, soit un déficit estimé à environ 14 millions de barils par jour. Cette situation a contribué à une baisse record des stocks mondiaux, un phénomène qui pourrait continuer tant que le conflit perdure, selon un avertissement émis par l’AIE le 13 mai.

Perspectives sur le marché pétrolier

Dans ce contexte, l’analyste Arne Loman Rasmussen, de la société Global Risk Management, a estimé que la baisse des prix du pétrole pourrait être limitée même si le détroit d’Ormuz venait à rouvrir. Il a expliqué que la nécessité de reconstituer les stocks et les difficultés logistiques associées pourraient freiner un recul significatif des cours.

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