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Avertissement sur une crise alimentaire liée au détroit d'Ormuz

Le secrétaire général de la Chambre de commerce internationale alerte sur un risque de pénurie alimentaire mondiale dû aux perturbations du transport maritime dans le détroit d'Ormuz.

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Avertissement sur une crise alimentaire liée au détroit d'Ormuz
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John Denton, secrétaire général de la Chambre de commerce internationale, avertit que les difficultés de navigation traversant le détroit d'Ormuz font peser une menace directe sur la sécurité alimentaire à l'échelle planétaire. Selon ses déclarations rapportées par le Wall Street Journal, les turbulences affectant cette voie maritime stratégique au Moyen-Orient ont déjà provoqué un choc majeur dans le secteur énergétique.

L'expert souligne désormais l'émergence d'une crise globale concernant l'accès à la nourriture. Cette situation critique s'explique en partie par le fait qu'environ un tiers des approvisionnements mondiaux en engrais transite par ce passage étroit. La paralysie du trafic maritime a entraîné une réduction d'environ 40 % de la capacité de production et de distribution disponible.

Les conséquences économiques sont immédiates : le marché international a perdu approximativement 2,7 millions de tonnes de produits. John Denton précise que si aucune avancée significative n'est enregistrée pour rouvrir le détroit, les cours des céréales pourraient connaître une hausse allant jusqu'à 80 %. Les pays émergents, fortement dépendants des importations, se trouvent en première ligne face à ce risque.

La vulnérabilité de certaines nations est particulièrement aiguë. À titre d'exemple, les Philippines doivent importer près de 90 % de leurs besoins en fertilisants. Cette pression supplémentaire sur les prix intervient alors que les effets naturels du phénomène El Niño aggravent la conjoncture, risquant de diminuer les récoltes et d'alimenter l'inflation.

Pour répondre à cette urgence, la Chambre de commerce internationale collabore avec les agences des Nations Unies et l'Organisation maritime internationale. L'objectif est de mettre en place un mécanisme transférant temporairement la gestion de la circulation dans le détroit au secrétariat général de l'OMI.

Cette proposition inclut des protocoles de surveillance, d'inspection, d'assurance navale ainsi que des règles de passage sécurisé. Toutefois, sa concrétisation reste bloquée par l'absence d'accord entre Washington et Téhéran. Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, avait soumis un plan détaillé sur sept jours prévoyant l'arrêt des hostilités, la réouverture du détroit et la reprise des négociations nucléaires.

Cette initiative diplomatique était conditionnée à l'acceptation des termes proposés par les États-Unis. Donald Trump, président américain, a rejeté cette feuille de route, maintenant ainsi le statu quo qui perpétue les tensions logistiques et alimentaires.

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