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Pétrole en baisse : sommet Trump-Xi et trêve iranienne fragile

Les cours du pétrole reculent ce mercredi, les investisseurs digérant un cessez-le-feu précaire en Iran et le départ de Trump pour un sommet crucial à Pékin.

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Pétrole en baisse : sommet Trump-Xi et trêve iranienne fragile
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Les prix du pétrole ont entamé une baisse mercredi, alors que les marchés digèrent à la fois la fragilité du cessez-le-feu dans le conflit iranien et le départ du président américain Donald Trump pour un sommet décisif avec son homologue chinois Xi Jinping. Le baril de brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) pour livraison en juin reculait de 1,31% à 100,84 dollars à 09h45, heure de Moscou.

Dans le même temps, le contrat à terme du Brent de la mer du Nord pour juillet perdait 1,29%, s’établissant à 106,38 dollars le baril, selon les données de marché. Les deux références mondiales oscillent autour ou au-dessus de la barre des 100 dollars depuis que les États-Unis et Israël ont lancé leurs offensives contre l’Iran fin février 2026, provoquant un blocage de facto du détroit d’Ormuz par Téhéran.

Un cessez-le-feu sous haute tension

Mardi, les cours avaient bondi de plus de 3%, prolongeant une série de gains, alors que les espoirs d’un cessez-le-feu durable entre Washington et Téhéran s’amenuisaient, réduisant les chances d’une réouverture du détroit par lequel transite habituellement près d’un cinquième des approvisionnements mondiaux en pétrole et gaz naturel liquéfié. Trump a déclaré mardi qu’il ne pensait pas avoir besoin de l’aide de la Chine pour mettre fin à la guerre avec l’Iran, même si les perspectives d’un accord permanent s’éloignent et que Téhéran resserre son emprise sur le passage stratégique.

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La Chine reste le premier acheteur de pétrole iranien, malgré la pression exercée par l’administration Trump. Le président américain rencontrera Xi Jinping à Pékin jeudi et vendredi.

Des répercussions économiques déjà visibles

Dans une note adressée à ses clients, le cabinet Eurasia Group estime que « la durée des perturbations et l’ampleur des pertes d’approvisionnement, qui dépassent déjà le milliard de barils, signifient que les prix du pétrole resteront probablement au-dessus de 80 dollars le baril pour le reste de l’année ». Le conflit iranien commence à peser sur l’économie américaine : la flambée du pétrole tire les prix des carburants vers le haut, et les économistes anticipent des effets secondaires dans les mois à venir.

Les prix à la consommation aux États-Unis ont connu une forte hausse en avril 2026, pour le deuxième mois consécutif, enregistrant la plus forte augmentation annuelle de l’inflation depuis près de trois ans. Cette donnée renforce les attentes selon lesquelles la Réserve fédérale (Fed) maintiendra ses taux d’intérêt inchangés pour un certain temps. Capital Economics a prévenu dans une note : « La hausse notable de l’inflation dans les économies avancées n’a pas encore provoqué de contraction des dépenses réelles, mais la baisse généralisée de la confiance des consommateurs et des intentions d’embauche suggère que le pire est à venir. »

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