Économie
Les cours du pétrole ont grimpé de plus de 2 % lundi, portés par une escalade militaire entre les États-Unis et l’Iran dans le détroit d’Hormuz, alors que la guerre entre les deux pays entre dans son sixième mois.

Les prix du pétrole ont bondi de plus de 2 % ce lundi, dans un contexte d’escalade militaire entre les États-Unis et l’Iran au détroit d’Hormuz, tandis que le conflit entre les deux pays atteint sa sixième semaine.
Les contrats à terme sur le brut Brent ont progressé de 2,21 dollars, soit 2,51 %, pour s’établir à 90,31 dollars le baril à 4 h 36, heure de Greenwich. Le West Texas Intermediate (WTI) américain a gagné 1,83 dollar, ou 2,19 %, atteignant 85,23 dollars le baril.
Les forces américaines ont bombardé dimanche deux rampes de lancement situées sur l’île iranienne de Larak, dans le détroit d’Hormuz.
Tony Sycamore, analyste marché chez IG, a commenté : « Nous semblons entrer dans une nouvelle phase d’escalade. Il est impossible d’en prévoir la durée : elle pourrait durer quelques jours ou plusieurs semaines. »
Il a ajouté que les indicateurs techniques montrent qu’une percée du WTI au-delà de la zone de résistance comprise entre 85,80 et 85,90 dollars le baril ouvrirait la voie à de nouvelles hausses — d’abord vers le sommet hebdomadaire de 87,69 dollars, puis vers le pic de juillet à 93,50 dollars.
Les négociations visant à mettre fin au conflit piétinent. Les médiateurs tentent de rouvrir le détroit d’Hormuz, qui assurait, avant le début de la guerre fin février, le transit d’un cinquième des approvisionnements mondiaux en pétrole.
Les analystes d’ANZ Bank ont noté dans une note destinée à leurs clients que « la voie menant à un accord sur la réouverture du détroit d’Hormuz reste floue, d’autant que l’augmentation des flux pétroliers via le détroit a contribué à atténuer les craintes liées à une rupture des approvisionnements ».
Des données de suivi maritime publiées lundi indiquent que le nombre de navires marchands observés traversant le détroit d’Hormuz en début de semaine a chuté à cinq unités par jour, reflétant la prudence accrue des armateurs face au risque d’attaques.
La British Maritime Trade Operations a signalé dimanche qu’un pétrolier avait été touché par un projectile samedi dernier alors qu’il naviguait dans le détroit.



