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Malgré un doublé remporté, des divisions profondes agitent le FC Bayern Munich, avec des doutes persistants sur le directeur sportif Max Eberl.

Alors que le FC Bayern Munich a décroché le doublé cette saison, des tensions internes semblent agiter le club, révèle un rapport de kicker. Selon ce dernier, le club bavarois « n’est plus uni en interne depuis plusieurs mois ».
Au cœur de ces remous se trouve Max Eberl, directeur sportif, dont la position paraît fragile malgré une saison réussie. Sa courte durée à ce poste ne lui assure pas une stabilité durable.
Il est désormais de notoriété publique que des frictions sérieuses existent dans les coulisses du conseil d’administration du FC Bayern. Depuis plusieurs mois, le magazine spécialisé rapporte régulièrement des divisions profondes au sein de la direction du club.
Ces désaccords ne se limitent pas à des divergences d’ordre philosophique : la relation entre Max Eberl et son homologue Christoph Freund est décrite comme très tendue. Pour Eberl, âgé de 52 ans, la menace la plus importante vient cependant d’un étage supérieur, puisque le puissant conseil de surveillance du club observe son travail avec un scepticisme marqué.
Uli Hoeneß, président d’honneur et mécène du club, a récemment attisé les tensions en lançant une bombe médiatique. Dans une interview très commentée accordée à Der Spiegel, il a estimé que les chances d’une prolongation de contrat au-delà de 2027 pour l’ancien manager de Borussia Mönchengladbach et RB Leipzig étaient de seulement « 60 contre 40 ».
Hoeneß a précisé qu’Eberl restait sous surveillance au sein du club recordman de titres, déclarant : « Il y a encore des doutes. Je ne veux pas entrer dans les détails maintenant ; je laisse cela à notre discussion au conseil de surveillance. »
Une décision finale concernant l’avenir d’Eberl devrait être prise lors de la prochaine réunion ordinaire du conseil de surveillance en août, où Hoeneß a indiqué que le club devra trancher si Eberl est « le manager qui doit conduire le FC Bayern vers l’avenir ».
Par ailleurs, selon un rapport de Bild, le conseil de surveillance a formulé de graves accusations à l’encontre de Max Eberl, l’accusant d’une violation profonde de la confiance. Il lui est reproché d’avoir agi de manière trop précipitée et irréfléchie sur le marché des transferts.
Dans ce contexte instable, les dirigeants du club déplorent un manque de coordination essentielle avec le conseil et dénoncent l’absence de consultations obligatoires avec les puissants responsables en coulisses avant la prise de décisions.
Ils exigent également qu’Eberl adopte une position plus ferme lors des négociations à venir.
Le conseil se dit aussi préoccupé par le style de travail personnel d’Eberl et sa gestion de l’environnement réputé conflictuel du club à Säbener Straße, estimant qu’il peine à s’adapter à la culture de confrontation affirmée du Bayern.
Des sources rapportent que Max Eberl serait difficile à joindre, ce qui exacerbe les tensions au sommet du club. Les hauts responsables estiment qu’il s’absente trop souvent pour des pauses sans téléphone, un comportement mal vu dans le milieu du football d’élite où les rumeurs circulent en continu.
Lors d’une intervention à l’ARD, au lendemain des célébrations de la coupe, Eberl a réagi visiblement aux critiques du président d’honneur. Il a reconnu que la remarque publique l’avait blessé et s’est dit « surpris » par les propos de Hoeneß, ajoutant : « Les doutes existent – apparemment. Sinon, il ne l’aurait pas dit. »
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