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Harry Kane, favori du Ballon d’Or selon Bayern Munich

Harry Kane est le grand favori pour remporter le Ballon d’Or 2024, une ambition soutenue avec détermination par Bayern Munich, qui met en avant ses 73 buts en 64 matchs et son rôle central dans le doublé historique de la saison passée.

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Harry Kane, favori du Ballon d’Or selon Bayern Munich
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Harry Kane figure en tête des pronostics pour le Ballon d’Or 2024. Une semaine passée à échanger avec les cadres dirigeants du Bayern Munich — dont le directeur sportif Christoph Freund et le membre du comité exécutif Rouven Kasper — ainsi qu’avec le joueur lui-même, confirme l’ampleur de cette ambition partagée : elle est aussi forte au sein du club bavarois que chez le capitaine anglais.

Lors d’un entretien juste avant la victoire contre le Borussia Dortmund en Supercoupe Franz Beckenbauer, Freund a tranché sans ambiguïté : « Je pense qu’il mérite de remporter le Ballon d’Or. Il a livré une saison exceptionnelle. » Interrogé sur le même sujet, Kasper a renforcé le message : « Ce ne peut être que Harry Kane. On pourrait presque lui remettre le trophée directement. » Le club ne se contente pas de l’espérer : il agit, notamment dans le cadre d’un nouveau contrat en discussion.

Interrogé après le match à Dortmund, Kane reconnaît ce soutien unanime : « Je ressens l’affection de ce club, je sais à quel point ils m’apprécient — pas seulement pour mes buts, mais pour mon jeu global, pour ma présence dans le vestiaire, pour l’ensemble de ce que je représente. »

Jusqu’ici, sa meilleure performance au classement du Ballon d’Or s’était arrêtée à la dixième place. Cette année marque sa chance la plus sérieuse. Khvicha Kvaratskhelia s’est distingué en Ligue des champions, mais n’a pas participé à la Coupe du monde. Lamine Yamal a soulevé le trophée mondial, mais son tournoi a été discret.

Au manque d’un candidat évident s’ajoute le bilan collectif et individuel de Kane : double champion d’Allemagne avec le Bayern la saison dernière, vainqueur de la Chaussure d’or européenne avec une avance nette sur Erling Haaland et Kylian Mbappé. Kasper cite les chiffres sans détour : « 73 buts en 64 rencontres. Un triplé en finale de coupe. » Il a atteint les 100 buts en Bundesliga en seulement 78 matchs — « le délai le plus court jamais enregistré dans les cinq grands championnats européens ». Il a aussi inscrit six buts avec l’Angleterre à la Coupe du monde.

« Nous pensons qu’il est incontournable cette année. Si on se base uniquement sur les statistiques, personne d’autre ne peut prétendre au prix », affirme Kasper. « Peu importe si un joueur du Real Madrid est mis en avant par son club. » Cette remarque fait référence à l’importance particulière que Madrid accorde traditionnellement au Ballon d’Or — comme en témoigne la décision, très médiatisée, de ne pas assister à la cérémonie lorsque Vinícius Junior a perdu face à Rodri.

À l’inverse, le Bayern attend ce trophée depuis 45 ans, depuis la victoire de Karl-Heinz Rummenigge. Robert Lewandowski avait été privé de sa chance en 2020, l’édition ayant été annulée en raison de la pandémie. Pour Freund, ce n’est pas un simple accessoire : « Cela compte beaucoup aussi pour le Bayern Munich, d’avoir l’un des meilleurs joueurs mondiaux dans son effectif. Nous verrons ce qui se passera, mais cela serait une belle récompense pour tous. »

Bien que le club revendique aujourd’hui une supériorité sur le Real Madrid en termes de coefficient UEFA sur dix ans, ce succès repose sur la régularité, non sur la reconnaissance individuelle. De même, l’identité collective du Bayern contraste avec la culture des stars. Changer cette perception fait désormais partie des objectifs explicites.

« Peut-être que, ces dernières décennies, nous n’avons pas eu ce joueur exceptionnel », concède Kasper. « Aujourd’hui, nous y sommes peut-être. » Cela ouvrirait, selon lui, « une position différente, du point de vue de la marque », au sein du paysage européen : celle du club où naissent les grands trophées individuels. « Être la plateforme d’un lauréat du Ballon d’Or pèse plus lourd que les statistiques. Avoir un tel joueur serait un grand honneur pour le club — et cela dynamiserait certainement nos activités à l’international. C’est un signal fort. »

Cette mobilisation n’a rien de cynique. Kane a toujours fait preuve d’une grande disponibilité envers les médias, qu’il s’agisse de victoires ou de défaites. Mais il connaît les règles du jeu : le Ballon d’Or est attribué par des journalistes internationaux. Samedi soir, tard dans la nuit, il répondait encore patiemment aux questions — un journaliste mexicain évoquant le match contre le Mexique : « Un grand respect pour les supporters mexicains. » Un autre interrogeant sur son immense audience en Inde : « J’apprécie tout leur soutien. »

C’est là toute la constance de Kane : il accomplit systématiquement ce qui est nécessaire pour maximiser ses chances de réussite, dans chaque domaine. Ce n’est pas différent ici. Ses derniers mots, avant de monter dans le bus de l’équipe à la sortie de Dortmund, résument sa posture : « Je me sens très privilégié. Et la façon dont les supporters m’ont adopté en quelques années a été vraiment spéciale. Mon objectif est de leur rendre cela avec des buts et des titres. » Désormais, tout le Bayern s’engage pleinement pour lui rendre un titre personnel : le Ballon d’Or.

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