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La justice algérienne requiert la prison pour trois ex-présidents de la FAF

Le parquet a requis des peines de prison contre trois anciens dirigeants de la Fédération algérienne de football, pointant des irrégularités financières majeures.

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La justice algérienne requiert la prison pour trois ex-présidents de la FAF
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Les audiences du pôle économique et financier de Sidi Amhamed, à Alger, ont été consacrées aux accusations de corruption pesant sur la Fédération algérienne de football (FAF). Le ministère public a formulé des réquisitions d'emprisonnement visant trois anciens présidents de l'instance sportive.

Kheireddine Zetchi, ancien dirigeant de la structure, s'est interrogé sur les motifs de son incarcération. Il a souligné avoir piloté une « réussite historique exceptionnelle » lors de la conquête de la Coupe d'Afrique des Nations 2019 par la sélection nationale, un événement qui avait suscité une grande liesse populaire en Algérie.

Irrégularités dans le contrat Adidas

Les débats judiciaires se sont principalement focalisés sur l'accord de sponsoring conclu avec la marque allemande Adidas. La direction de Zetchi avait privilégié la société française S2F plutôt que le partenaire émirati précédent, invoquant des difficultés logistiques et des problèmes de qualité liés au fournisseur initial.

Bien que l'ex-président ait défendu ce partenariat comme étant « exceptionnel » et « le plus important d'Afrique », les investigations ont révélé des anomalies comptables significatives. L'expertise judiciaire a établi que la fédération n'a perçu que 3,5 millions d'euros sur les 7,7 millions d'euros contractuels. Par ailleurs, un manque à gagner estimé à 65 millions de dinars a été constaté, ainsi qu'une sortie massive de vêtements depuis les entrepôts sans justificatifs de livraison.

Dépassements budgétaires et frais de déplacement

Un autre volet de l'enquête concerne le contrat de voyage signé avec l'agence tunisienne Concord Voyages pour l'organisation des stages de préparation. Cette convention aurait entraîné une perte financière de 29 millions de dinars pour la FAF. Les accusés ont justifié ce recours par l'urgence imposée par le calendrier des matchs amicaux.

Les critiques se sont également portées sur l'hébergement systématique au complexe hôtelier Tazourt Olympique, alors que le Centre technique national de Sidi Moussa offrait gratuitement ces services. Ces choix ont généré des dettes dépassant 54 millions de dinars.

Enfin, les sessions ont mis en lumière l'attribution de primes en devises étrangères (dollars et euros) aux joueurs locaux et expatriés après le triomphe continental de 2019. Le tribunal a qualifié cette pratique de discrimination injustifiée.

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