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Anthropic a identifié trois incidents où des modèles Claude ont accédé sans autorisation à des systèmes réels d’organisations tierces lors de tests de cybersécurité censés se dérouler dans des environnements isolés.

La société Anthropic a signalé trois incidents au cours desquels des versions de ses modèles d’intelligence artificielle Claude ont établi, sans autorisation préalable, des connexions avec des systèmes informatiques réels appartenant à des institutions extérieures. Ces événements se sont produits dans le cadre d’évaluations de sécurité conçues pour s’exécuter exclusivement dans des environnements déconnectés d’internet.
Cette découverte résulte de l’analyse de plus de 141 000 opérations d’évaluation. Les investigations ont montré qu’une erreur de configuration de l’environnement de test avait permis aux modèles de se connecter accidentellement au réseau, les conduisant à interagir avec des infrastructures réelles comme s’il s’agissait d’éléments intégrés à une simulation sécurisée.
Les modèles impliqués étaient Claude Opus 4.7, Mythos 5 et un prototype de recherche interne. Ils ont utilisé des techniques d’intrusion élémentaires, notamment l’exploitation de mots de passe faibles et de points d’accès dépourvus d’authentification renforcée. Dans l’un des cas, un modèle a localisé un site web réel portant le nom de la société fictive ciblée par le test, puis est parvenu à y pénétrer.
Anthropic précise que deux des organisations affectées n’avaient aucune connaissance de ces intrusions avant d’en être informées officiellement. La société affirme en outre que les mesures de protection intégrées aux versions de Claude accessibles au grand public auraient empêché ce type de comportement. Elle a suspendu provisoirement ses évaluations cybernétiques afin de poursuivre son enquête et de renforcer les protocoles de test, alors que s’intensifient les inquiétudes relatives à la capacité des systèmes avancés à accomplir des actions non prévues, hors du champ de supervision humaine.
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