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Le distributeur Hans Anders cesse la vente de lunettes intelligentes en Belgique et aux Pays-Bas, invoquant des inquiétudes liées à la vie privée.

Le distributeur européen de lunettes Hans Anders a décidé de ne plus commercialiser de lunettes intelligentes dans ses points de vente situés en Belgique et aux Pays-Bas. Cette mesure répond directement aux préoccupations croissantes concernant le respect de la vie privée associées à cette technologie.
Un porte-parole de l'enseigne a justifié ce choix par le débat public et politique persistant autour des lunettes connectées, ainsi que par les interrogations portant sur les conditions d'utilisation de ces dispositifs. La décision intervient dans un contexte de surveillance accrue du secteur, particulièrement en Europe.
En Allemagne, le parlement de Hambourg a adopté une résolution visant à interdire le port de lunettes intelligentes dans certains espaces publics, notamment les transports et les piscines municipales. Les autorités craignent que ces appareils ne servent à filmer discrètement les citoyens.
De l'autre côté de la Manche, la chaîne de pubs Wetherspoons a prohibé l'enregistrement via lunettes connectées dans ses plus de 800 établissements répartis en Angleterre et en Irlande, pour des motifs similaires liés à la confidentialité des clients.
Aux États-Unis, bien que les régulations fédérales restent rares, plusieurs initiatives locales ont émergé. L'État de New York a interdit l'usage de ces lunettes dans les salles d'audience, tandis que Royal Caribbean a restreint leur utilisation à bord de ses navires de croisière.
Les législateurs américains commencent également à interroger des entreprises comme Meta quant à leurs intentions d'intégrer des technologies controversées, telles que la reconnaissance faciale, dans leurs produits. Des rapports suggèrent que Meta envisage effectivement de développer cette fonctionnalité.
Cette accumulation de restrictions reflète une société divisée sur l'opportunité et les limites de l'usage des lunettes intelligentes. Des cas d'extorsion et de harcèlement impliquant ces appareils ont été documentés, avec une prédominance des femmes parmi les victimes ciblées.



