IA
Le navigateur Atlas d’OpenAI disparaît mais se réintègre dans l’application ChatGPT
OpenAI annonce la fin du navigateur Atlas le 9 août, intégré désormais dans l’application ChatGPT et le plugin Chrome.

OpenAI a annoncé la suppression de son navigateur Atlas à partir du 9 août, dans le cadre du lancement de ChatGPT Work, sans pour autant renoncer à sa présence sur le marché des navigateurs. Cette décision a été largement interprétée comme un abandon complet, avec des titres tels que « Le navigateur ChatGPT est déjà mort » ou « OpenAI ferme le navigateur ChatGPT Atlas seulement quelques mois après son lancement ».
Sur les réseaux sociaux, cette nouvelle a suscité des réactions similaires. Par exemple, un utilisateur de Bluesky, Pavel, a profité de l’occasion pour dresser la liste d’autres projets OpenAI supposément abandonnés, incluant Atlas, Sora, le « mode adulte », l’expansion Abilene et l’introduction en bourse retardée. Toutefois, il est inexact d’assimiler Atlas à un échec définitif.
Depuis mars, OpenAI travaille sur une « super application » qui regroupe ChatGPT, son agent de codage Codex et le navigateur Atlas. Ce projet s’est concrétisé jeudi avec la sortie d’une nouvelle version de l’application de bureau ChatGPT. Cette interface permet désormais d’interagir avec ChatGPT, d’assigner des tâches à Codex et à ChatGPT Work, et de naviguer sur le web via un navigateur intégré accessible par un raccourci en haut à droite ou en pressant simultanément Ctrl, Alt et B.
Il ne s’agit pas d’un simple remplacement d’Atlas, car OpenAI a réparti ses fonctionnalités entre deux produits. En plus de ChatGPT Work, la société a mis à jour son extension Chrome, qui fonctionne désormais en concurrent direct de Gemini de Google. Après avoir autorisé OpenAI à accéder au contenu de la page consultée, l’utilisateur peut poser des questions à ChatGPT sur ce contenu et lancer des tâches plus complexes depuis la barre de saisie. Par ailleurs, une nouvelle fonctionnalité nommée Sites permet à ChatGPT de créer des applications web personnalisées, utiles pour des tableaux de bord, des suivis de projets, des calendriers de lancement, des prototypes, des portails internes ou des rapports interactifs.
Bien que le navigateur Atlas disparaisse, il ne laisse pas un vide. Plusieurs médias ont évoqué les recommandations de Fidji Simo, ancienne cadre d’OpenAI, qui en mars avait conseillé d’éviter les « quêtes secondaires » susceptibles de détourner l’attention de l’entreprise. Cependant, la stratégie actuelle semble indiquer qu’Atlas n’était pas perçu comme une distraction. Selon Rebecca Bellan de TechCrunch, OpenAI considère désormais « le navigateur comme une fonctionnalité, non une destination ».
James Sun, d’OpenAI, a souligné que les nouvelles capacités de navigation de ChatGPT reposent sur les enseignements tirés des utilisateurs d’Atlas, qui ont fait confiance à ce navigateur innovant. « Vous nous avez appris comment les agents peuvent améliorer la navigation et le travail sur le web ouvert, et nous appliquons ces leçons à ces nouveaux produits », a-t-il déclaré.
Malgré le souhait de certains de voir OpenAI échouer, la fin d’Atlas ne semble pas constituer un échec mais plutôt une évolution stratégique. Connaissant cette entreprise, d’autres erreurs plus importantes et critiquables pourraient survenir à l’avenir.
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