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Une cour fédérale annule le classement d’Anthropic comme risque pour la

Une juge fédérale de Californie a jugé illégale la décision de l’administration Trump d’inclure Anthropic dans la liste des risques pour la sécurité nationale, qualifiant l’acte d’« acte de représailles » contraire au Premier amendement.

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Une cour fédérale annule le classement d’Anthropic comme risque pour la
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Une cour fédérale américaine a déclaré illégale la décision de l’administration du président Donald Trump d’inscrire la société spécialisée en intelligence artificielle Anthropic sur la liste des risques liés à la chaîne d’approvisionnement pour la sécurité nationale. Ce jugement constitue un succès juridique pour le développeur du modèle Claude et pour les entreprises technologiques partenaires du gouvernement américain.

La juge Rita Lin, siégeant à la cour de district pour le district nord de Californie, a annulé des directives gouvernementales qui interdisaient de façon permanente l’usage des produits d’Anthropic dans toutes les agences fédérales. Elle a également levé l’interdiction imposée aux entrepreneurs travaillant avec le Département de la Défense — connu sous le nom de Pentagone — de collaborer avec la société, y compris sur des contrats non liés aux opérations militaires.

La magistrate a estimé que le dossier disponible dans cette affaire démontre que les mesures prises contre Anthropic, créatrice du modèle Claude, constituent un « acte de représailles illégal » portant atteinte au Premier amendement de la Constitution des États-Unis, qui garantit la liberté d’expression. Elle a conclu que l’administration ne pouvait invoquer formellement des motifs de sécurité nationale pour sanctionner une entreprise en raison de ses objections publiques aux conditions d’utilisation de sa technologie.

Cette affaire trouve son origine dans des négociations menées entre Anthropic et le Pentagone en février dernier, visant à étendre l’usage de Claude dans des missions de défense et de renseignement. La société n’a pas rejeté, en principe, la coopération militaire : elle figure parmi les principaux fournisseurs de modèles d’intelligence artificielle pour des entités américaines sensibles, dont les applications couvrent l’analyse d’informations, la planification opérationnelle, la simulation et les opérations cybernétiques.

Anthropic a toutefois maintenu deux réserves explicites : premièrement, l’interdiction d’utiliser Claude pour la surveillance de masse des citoyens américains sur le territoire national ; deuxièmement, l’interdiction de déployer le modèle dans des armes entièrement autonomes capables de sélectionner des cibles et d’engager le combat sans intervention humaine.

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