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Liban : le flou persiste autour de la grève des enseignants contractuels

Le coordinateur du mouvement des enseignants contractuels dénonce une grève dont il ignore lui-même les motifs précis.

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Liban : le flou persiste autour de la grève des enseignants contractuels
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Alors qu'une grève des enseignants contractuels était annoncée pour ce mercredi, le coordinateur du "Mouvement des enseignants contractuels", Hamza Mansour, a affirmé qu'aucun débrayage n'était en cours. Il a vivement critiqué ce qu'il perçoit comme un jeu de rôles entre la ministre de l'Éducation et les syndicats, ces derniers ayant, selon lui, reçu le numéro de téléphone personnel de la ministre. "Hier, ils la remerciaient pour ses efforts, aujourd'hui ils déclarent la grève. Une grève contre qui ? Et pourquoi la remerciaient-ils hier s'ils allaient faire grève demain ?", s'est-il interrogé.

Dans un communiqué, Mansour a souligné que les conditions déjà difficiles et mortifères des contractuels depuis le début de la guerre ont été aggravées par le ministère. Aucun soutien n'a été apporté à aucun contractuel jusqu'à présent, et même les heures de cours déjà effectuées n'ont pas été rémunérées. "Pourquoi les syndicats font-ils grève ? Est-ce pour obtenir l'aide sociale promise par la ministre, ou pour une augmentation des tarifs de correction des examens officiels, ou encore pour une revalorisation du taux horaire ?", a-t-il demandé.

Mansour a ajouté que le mouvement est empêché de communiquer directement avec la ministre. "Nous ne savons pas pourquoi ils font grève, mais nous savons qu'il y a une ministre de l'Éducation à qui il est interdit au mouvement de s'adresser. Elle a placé entre elle et nous des conseillers dont le rôle n'est pas de transmettre les revendications et les droits, mais de ne pas écouter la moindre demande. Le plus triste est que la ministre le sait, mais elle ne tient personne pour responsable."

Il a conclu : "Notre lutte est longue, et notre parole est sincère. Elle exprime la douleur de chaque enseignant contractuel qui tient bon, de chaque étudiant qui tient bon, de chaque contractuel du Sud, de chaque contractuel déplacé, de chaque contractuel libanais dont la guerre criminelle a spolié les droits, tandis que le ministère de l'Éducation continue, jusqu'à ce jour, de regarder son calvaire en spectateur."

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