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11 arrestations en Californie pour des soupçons de vote illégal
Les autorités fédérales américaines ont arrêté 11 personnes en Californie pour fraude électorale présumée, dans le cadre d'une campagne de l'administration Trump contre la falsification des votes avant les élections de mi-mandat.

Les autorités fédérales américaines ont arrêté 11 personnes à travers l'État de Californie, lundi, sur la base d'accusations incluant l'enregistrement frauduleux pour voter lors des élections américaines. Cette opération s'inscrit dans une campagne que l'administration du président Donald Trump affirme viser la lutte contre la falsification électorale, au milieu d'un conflit judiciaire avec l'État avant les élections de mi-mandat, selon Bloomberg.
Ces détenus font partie d'un groupe de 28 détenteurs de la carte verte (résidents permanents légaux), accusés de divers crimes liés au vote, dans le cadre d'efforts coordonnés du gouvernement fédéral en Californie « pour lutter contre et éradiquer la fraude aux élections américaines », selon un communiqué du bureau de Bilal Essaili, premier procureur adjoint américain à Los Angeles.
Les accusés proviennent de plusieurs pays, notamment le Mexique, le Belize, l'Inde, la Géorgie, Tonga et les Philippines. Les autorités américaines affirment qu'un grand nombre d'entre eux ont voté illégalement lors de plusieurs scrutins.
Ces arrestations surviennent dans un contexte de confrontation plus large entre l'administration Trump et les hauts responsables élus de Californie concernant l'exactitude des listes électorales de l'État, le plus peuplé des États-Unis.
Le département de la Justice américain a intenté une action en justice contre la Californie la semaine dernière, accusant l'État de refuser de participer à un effort visant à retirer des registres électoraux les noms de 20 000 personnes suspectées de ne pas être citoyennes, identifiées par le gouvernement fédéral.
Trent McCotter, procureur général adjoint par intérim des États-Unis, a déclaré que la Californie avait refusé de vérifier cette liste, estimant que les accusations annoncées lundi révèlent les risques de ce refus. Il a appelé l'État à vérifier la nationalité de plus de 20 000 personnes inscrites sur les listes électorales figurant dans cette liste, avant le dépouillement des bulletins de vote envoyés par courrier.
De son côté, Walter Garcia, porte-parole du procureur général de Californie Rob Bonta, a indiqué que Bonta considère que toute allégation de fraude électorale « doit être prise au sérieux et faire l'objet d'une enquête ».
Garcia a ajouté : « Les 28 personnes inculpées ce matin représentent une proportion infime, environ 0,0001 %, des plus de 23 millions d'électeurs inscrits en Californie ».
Il a poursuivi : « Ce n'est pas une preuve de fraude électorale à grande échelle, même si les accusations sont fondées ».
Lundi, le département de la Justice a demandé au tribunal saisi de son recours contre la Californie de rendre une ordonnance temporaire obligeant l'État à séparer les bulletins de vote envoyés par courrier des 20 000 personnes figurant sur la liste, et à prendre des mesures pour vérifier leur nationalité avant de compter leurs voix.
Aucune date n'a encore été fixée pour l'examen de cette demande.
Accusations d'intimidation des électeurs
Janis Hahn, superviseure du comté de Los Angeles, a qualifié ces arrestations d'« intimidation des électeurs » et de « tentative flagrante de saper la confiance dans les élections de mi-mandat », à 15 jours du scrutin.
Hahn a déclaré : « Ces arrestations sont utilisées pour donner l'impression d'une fraude électorale massive, alors que nous savons que ce n'est pas le cas ».
Elle a ajouté : « La Californie dispose de lois pour protéger l'intégrité de nos élections, et le comté de Los Angeles s'y conforme pleinement ».
Le département de la Justice américain a intensifié ses poursuites liées aux allégations de vote ou d'inscription au vote par des non-citoyens durant les semaines précédant les élections de mi-mandat, ayant engagé plus de 100 nouvelles actions pénales depuis le début septembre, selon les archives judiciaires.
Trump a affirmé, sans fournir de preuves, que le vote illégal de non-citoyens avait contribué à sa défaite lors des élections de 2020, tandis que des études portant sur des scrutins antérieurs ont montré que de tels cas sont relativement rares aux États-Unis.
Des responsables californiens, dont Bonta, ont critiqué les initiatives de l'administration Trump, les considérant comme une tentative infondée d'interférer dans les élections et de semer le doute sur leurs résultats potentiels.
Les responsables ont également remis en question l'exactitude de la liste fédérale des personnes suspectées de ne pas être citoyennes, avertissant qu'elle pourrait violer les règles de protection de la vie privée.





