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Ambassadrice saoudienne à Washington : Les Houthis n'ont aucune limite et doivent être confrontés internationalement
L'ambassadrice d'Arabie saoudite aux États-Unis, la princesse Reema bint Bandar, qualifie l'attaque des Houthis contre l'aéroport de Riyad de terrorisme pur et appelle à une réponse internationale ferme.

La princesse Reema bint Bandar, ambassadrice de l'Arabie saoudite aux États-Unis, a déclaré que les Houthis ont délibérément ciblé un hall de passagers à l'aéroport international King Khalid de Riyad le 10 octobre, entraînant la mort de 13 personnes. Elle a décrit cette attaque comme un acte terroriste « pur, simple et maléfique », soulignant la nécessité de le traiter comme du terrorisme avec la même détermination internationale qui a permis de vaincre d'autres organisations terroristes par le passé.
Dans un article intitulé « Les Houthis n'ont aucune limite », publié mardi dans le New York Times, la princesse Reema bint Bandar a ajouté que plus de 300 personnes ont été tuées, blessées ou mourantes suite à la chute du missile lancé par les Houthis sur l'aéroport. Elle a raconté qu'un homme âgé, dont la main était déchirée et qui saignait abondamment, a supplié : « S'il te plaît, ma fille, aide-moi ».
Elle a précisé que Ibtihaj bint Abdullah, employée des services aux passagers chez Riyadh Air, a pansé la plaie de l'homme avec un foulard trouvé sur le sol du hall, a forcé les sorties de secours, a guidé les passagers vers l'extérieur, puis est retournée aider les blessés malgré ses propres blessures, dirigeant les secouristes à l'intérieur du terminal.
Elle a indiqué que les Houthis ont lancé un missile pour semer la terreur, mais que Ibtihaj a affronté cette terreur avec courage et a poursuivi son travail, affirmant que tous continueront sur cette voie.
Elle a ajouté que l'Arabie saoudite a connu une transformation permettant à des jeunes femmes comme Ibtihaj de contribuer à façonner l'avenir de leur pays, insistant sur le fait qu'elles ne devraient pas être contraintes de le faire sous la menace du terrorisme.
Réseau terroriste
La princesse Reema bint Bandar a souligné que le chef des Houthis, Abdul-Malik al-Houthi, a passé deux décennies à construire un réseau terroriste soutenu par l'Iran, expliquant qu'il se cache dans les montagnes et ne s'adresse à ses fidèles que via vidéo. Elle a ajouté qu'il a violé tous les accords de paix signés par les Houthis, utilisant les périodes de trêve pour se réarmer en vue de nouvelles attaques.
Elle a noté que le slogan des Houthis prône la mort pour l'Amérique et qu'un citoyen américain figurait parmi les victimes de l'attaque contre l'aéroport de Riyad.
Elle a appelé à examiner les capacités développées par les Houthis, rappelant que l'État islamique (Daech) avait suscité l'attention mondiale lorsqu'il a exhibé un seul missile Scud à Raqqa, en Syrie, en 2014, alors que les Houthis ont tiré plus de 1 000 missiles balistiques et drones vers l'Arabie saoudite depuis mars 2016.
Elle a déclaré que les enquêteurs des Nations Unies ont rapporté que des ingénieurs houthis avaient enseigné aux membres du groupe extrémiste Al-Shabaab en Afrique de l'Est comment fabriquer des bombes et modifier des drones.
Elle a ajouté qu'une entreprise américaine spécialisée dans l'intelligence artificielle a révélé, le mois dernier, qu'une cellule de développement d'armes au nord du Yémen, contrôlée par les Houthis, tentait d'utiliser les outils de l'entreprise pour écrire des logiciels de guidage pour un missile longue portée.
La princesse Reema bint Bandar a affirmé que si le monde s'est inquiété d'un seul missile Scud, l'existence d'une armée terroriste qui fabrique ses propres missiles, exporte les compétences nécessaires et recourt à l'intelligence artificielle pour améliorer leur précision devrait terrifier le monde.
Elle a expliqué que les conséquences de la menace houthi dépassent largement le Yémen, car les Houthis ont menacé de fermer le détroit de Bab el-Mandeb, entrée sud de la mer Rouge, par où transite environ 10 % du commerce mondial. Elle a ajouté que leurs attaques contre les installations énergétiques saoudiennes en octobre ont contribué à repousser les prix du pétrole au-dessus de 100 dollars le baril.
La princesse Reema bint Bandar a déclaré que Daech a été vaincu par des forces locales soutenues par une coalition de plus de 80 pays, estimant que les Houthis peuvent être vaincus de la même manière, à condition que les Yéménites mènent cette bataille.
Elle a ajouté que l'Arabie saoudite a soutenu le Yémen depuis 2015, répondant à la demande de son gouvernement d'aide après la prise de Sanaa, la capitale, par les Houthis. Elle a souligné que le peuple yéménite a porté le fardeau le plus lourd du conflit, ce qui explique pourquoi l'Arabie saoudite reste l'un des principaux donateurs d'aide humanitaire au Yémen et pourquoi il est impératif de mettre fin à l'agression houthi.
Elle a indiqué que les forces gouvernementales yéménites mènent actuellement une offensive le long de la côte de la mer Rouge, ainsi qu'à Al-Jawf et Marib, avec un soutien aérien saoudien, précisant qu'elles ont déjà saisi plus de 750 tonnes d'armes destinées aux Houthis.
Elle a ajouté que la coalition de soutien à la légitimité au Yémen cible les sites de lancement de missiles et les dépôts d'armes, dans le but de démanteler les réseaux responsables des attaques de missiles sur le territoire saoudien et de traduire leurs auteurs en justice.
Elle a insisté sur la nécessité de mettre fin à l'économie de guerre dirigée par les Houthis, basée sur le chantage et les sociétés écrans, notant que les efforts pour y parvenir ont déjà commencé et que l'Arabie saoudite a fermé son système financier aux Houthis et à tous les groupes terroristes.
Elle a déclaré que l'Arabie saoudite collabore avec ses partenaires pour appliquer les sanctions et inscrire les entités et individus concernés sur les listes de classification, tout en soutenant le gouvernement yéménite dans la confiscation des armes et des fonds. Elle a ajouté que les États-Unis ont classé les Houthis comme organisation terroriste étrangère, considérant cette décision comme juste, et a appelé tous les pays à suivre cet exemple.
La princesse Reema bint Bandar a souligné que les Houthis ne respectent aucune ligne rouge et n'ont aucune limite quant aux dommages qu'ils peuvent infliger à ceux qu'ils considèrent comme ennemis. Elle a expliqué qu'ils contraignent des enfants, certains n'ayant pas plus de 10 ans, à répéter le slogan « Mort à l'Amérique » et envoient des milliers d'enfants au combat, insistant sur la nécessité de stopper l'endoctrinement extrémiste.
Groupe similaire à Daech
La princesse Reema bint Bandar a ajouté que les Houthis ressemblent aujourd'hui à Daech avant sa prise de Mossoul en Irak et sa proclamation du califat, les considérant comme un mouvement terroriste sous-estimé par le monde. Elle a appelé la communauté internationale à fixer un objectif clair : mettre fin à l'existence des Houthis en tant que « force terroriste armée ».
Elle a précisé que cela nécessite de classer les Houthis comme « organisation terroriste » dans tous les pays, de couper leurs sources de financement, d'empêcher l'acheminement d'armes par voie maritime et de fournir le soutien nécessaire au gouvernement yéménite pour atteindre ses objectifs.
Elle a affirmé que la fin de l'activité armée des Houthis est la seule voie vers un règlement politique dirigé par les Yéménites, une approche que l'Arabie saoudite a toujours soutenue.
Elle a conclu son article en confirmant que Ibtihaj bint Abdullah, employée des services aux passagers chez Riyadh Air, a affronté le terrorisme des Houthis avec courage, et que les Yéménites le font chaque jour, déclarant : « Ils méritent un avenir sans ce terrorisme ».
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