Monde
L’Argentine a déposé mardi une plainte judiciaire pour bloquer un projet pétrolier conjoint mené par les sociétés britannique Rockhopper Exploration et israélienne Navitas Petroleum dans le champ « Sea Line », à environ 220 km des îles Malouines, que Buenos Aires revendique sous le nom de « Las Malvinas ».

Des groupes argentins ont annoncé mardi le dépôt d’une action en justice visant à suspendre un projet pétrolier mené conjointement par la société britannique Rockhopper Exploration et la société israélienne Navitas Petroleum au large des îles Malouines, territoire revendiqué par l’Argentine sous le nom de « Las Malvinas ».
Cet archipel situé dans le sud de l’océan Atlantique fait l’objet d’un différend territorial entre les deux pays. L’Argentine avait tenté sans succès de reprendre le contrôle de l’archipel en 1982.
Cette procédure judiciaire intervient un jour après que l’ancien président américain Donald Trump eut déclaré ne pas exclure une révision de la position traditionnellement neutre des États-Unis sur le statut des îles Malouines.
Le président argentin d’extrême droite Javier Milei a indiqué mardi sur la plateforme X qu’il aborderait « la cause sacrée pour les Argentins : la question des îles Las Malvinas » lors d’un discours télévisé prévu jeudi soir.
Dans son message, il a écrit : « Quelle cause pourrait être plus importante et stratégique pour les intérêts vitaux de la nation que celle des Malvinas ? ».
Le projet pétrolier ciblé s’inscrit dans le champ « Sea Line », situé à environ 220 kilomètres des îles Malouines, selon des anciens combattants et des avocats spécialisés en droit de l’environnement qui portent l’action en justice contre les entreprises concernées, comme l’a rapporté l’agence France Presse.
Les requérants estiment que ce projet viole une résolution des Nations unies appelant à éviter toute mesure unilatérale dans les zones faisant l’objet d’un différend territorial en cours.
Bien que le site soit situé dans une zone soumise à la juridiction britannique, les plaignants font valoir qu’une décision rendue par une juridiction argentine locale pourrait avoir un impact sur la mise en œuvre du projet.



