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Arrestations et restrictions agricoles dans le sud de la Syrie alors que l'incursion israélienne se poursuit

Un rapport d'Haaretz révèle des arrestations, des perquisitions nocturnes et des entraves à l'accès aux terres agricoles pour les Syriens du sud, sur fond de présence militaire israélienne accrue.

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Arrestations et restrictions agricoles dans le sud de la Syrie alors que l'incursion israélienne se poursuit
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Un reportage publié par le journal "Haaretz" met en lumière la réalité de la vie dans les zones d'incursion des forces israéliennes dans le sud de la Syrie, évoquant des perquisitions, des arrestations et des restrictions à la circulation des habitants ainsi qu'à l'accès des agriculteurs à leurs terres.

Le reportage, publié par le journal le 25 septembre, s'appuie sur les témoignages de dizaines d'habitants et d'anciens détenus, ainsi que sur les déclarations de soldats israéliens réservistes, de responsables syriens et les données d'organisations locales. Il inclut également les réponses de l'armée israélienne et du service pénitentiaire concernant son contenu.

Une présence militaire étendue sur des centaines de kilomètres

Selon "Haaretz", les forces israéliennes imposent une présence militaire sur une superficie avoisinant les 600 kilomètres carrés, s'étendant à travers des dizaines de villages et de bourgs dans le Quneitra et certaines parties de la campagne ouest de Deraa, avec la mise en place de neuf points militaires.

L'armée israélienne lie cette présence, selon ce que rapporte le reportage, à des considérations sécuritaires liées à la protection des frontières et à l'empêchement de groupes armés de consolider des positions près du Golan.

Mais des habitants interrogés par le journal ont décrit un impact quotidien de cette présence qui dépasse les simples points militaires, signalant des perquisitions menées pendant les heures de nuit, des fouilles des maisons, des véhicules et des téléphones, ainsi que des barrages routiers soudains et des procédures de vérification d'identité des passants et de prise de photos de leurs visages.

Perquisitions nocturnes et 17 maisons détruites

Le reportage indique que les forces israéliennes ont démoli 17 maisons depuis le début de leur déploiement dans la région, citant des journalistes locaux qui suivent les développements dans le Quneitra et l'ouest de Deraa.

Le journal a également recueilli des témoignages faisant état d'intrusions dans les domiciles tard dans la nuit, dont certaines se sont terminées par l'arrestation de personnes dont les familles affirment ne pas avoir connu ensuite le lieu de détention ni la raison claire de leur interpellation.

Le reportage présente le cas de la famille Al-Bashir dans le Quneitra comme exemple, la famille ayant déclaré qu'une unité israélienne avait fait irruption dans leur maison à la recherche d'un membre de la famille et, ne l'ayant pas trouvé, avait arrêté son frère mineur, Ali Al-Bashir, selon le récit rapporté par "Haaretz".

248 arrestations depuis fin 2024

Selon les données transmises par le journal au centre "Sajjel", 248 cas d'arrestation de Syriens ont été enregistrés entre le 8 décembre 2024 et le 1er septembre 2026, la plupart des détenus ayant été libérés après des périodes variables.

Le reportage précise que certains détenus ont été transférés à l'intérieur d'Israël, où ils ont été incarcérés dans des installations telles que Sde Teiman et Kishon, en plus de la prison d'Ofer en Cisjordanie.

D'après les données publiées par le journal, le nombre de Syriens transférés vers ces centres a dépassé 60 personnes, tandis que des dizaines d'entre eux restent en détention, selon des sources interrogées par le journal.

De l'arrestation à la restriction de l'agriculture

L'impact du déploiement militaire ne se limite pas aux opérations sécuritaires, car le reportage mentionne des répercussions directes sur l'activité agricole, notamment dans le Quneitra et les zones adjacentes à la vallée du Yarmouk.

Des agriculteurs ont indiqué rencontrer des difficultés pour accéder à leurs terres situées près de la clôture frontalière ou dans des zones sous contrôle militaire, ce qui a privé certains d'entre eux de cultiver des terres dont ils dépendent pour leur subsistance.

Des habitants ont également signalé des dommages causés aux terres agricoles, aux pâturages et aux ruches en raison de mesures militaires prises dans les zones proches des sites israéliens.

Réponse officielle

L'armée israélienne n'a pas commenté spécifiquement chaque incident mais a maintenu sa position selon laquelle ses opérations visent à protéger la sécurité nationale et à empêcher toute menace émanant du territoire syrien.

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