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« Assassinat de Trump » : Israël met en garde contre la « nouvelle équation » de Mojtaba Khamenei
Malgré la tendance de certains observateurs occidentaux à considérer les menaces iraniennes d'assassinat du président américain Donald Trump comme un simple discours politique usé, un rapport israélien affirme que des facteurs idéologiques et opérationnels imposent un sérieux considérable à la menace récurrente de Téhéran.

Malgré la tendance de certains observateurs occidentaux à considérer les menaces iraniennes d'assassinat du président américain, Donald Trump, comme un simple discours politique usé, un rapport israélien affirme que des facteurs idéologiques et opérationnels imposent un sérieux considérable à la menace récurrente de Téhéran.
Les funérailles de l'ancien guide suprême d'Iran, Ali Khamenei, la semaine dernière, ont été marquées par des appels populaires virulents à la vengeance et à l'assassinat de Trump, ainsi que par des déclarations de responsables et de députés iraniens « reflétant un engagement idéologique, religieux et opérationnel profond de la part de la nouvelle direction, soutenu par une infrastructure secrète existante depuis des années », selon un rapport du journal « Israel Hayom ».
Selon les estimations israéliennes, « la vengeance n'est plus une option, mais est devenue un test décisif pour le nouveau guide suprême Mojtaba Khamenei », qui opère depuis une cachette après avoir été blessé pendant la guerre selon de hauts responsables israéliens et américains, et a affirmé dans un message publié samedi que « cette vengeance est la volonté de notre peuple, et elle doit être exécutée intégralement ».
Le journal « Seda Iran », affilié au bureau du guide suprême, est allé plus loin, avertissant que renoncer à la vengeance donnerait aux ennemis de l'Iran « le feu vert pour commettre des crimes encore plus atroces ».
De même, Mohsen Rezaï, haut conseiller de Khamenei pour la sécurité nationale, a décrit la vengeance comme « une affaire sérieuse qui doit être poursuivie », tandis que l'ayatollah Ahmad Alam al-Hoda, membre éminent de l'Assemblée des experts, a appelé à la création d'un « mécanisme opérationnel organisé » pour éliminer le président américain.
Capacité opérationnelle
Ces déclarations ne sont pas simplement une démonstration de force, selon les estimations israéliennes, mais expriment une priorité de premier ordre ; le régime iranien considère l'assassinat de Trump comme « un devoir idéologique et religieux auquel on ne peut renoncer sans que cela soit interprété comme une faiblesse encourageant les ennemis », selon « Israel Hayom ».
Sur le plan opérationnel, le rapport israélien affirme que l'Iran possède déjà la capacité de mettre en œuvre de telles menaces, signalant que l'unité 840 de la Force Al-Qods dispose d'une branche spéciale chargée de diriger l'activité terroriste à l'intérieur des États-Unis, dirigée par Mohsen Bozorgi.
Le commandant de la Force Al-Qods, Ismaïl Qaani, avait déjà déclaré en janvier 2021 que les responsables de l'assassinat de Qassem Soleimani « pourraient être récompensés de la même manière, même chez eux », tandis que l'imam de la prière du vendredi à Yasuj avait menacé en mars 2022 de la capacité de l'Iran à « frapper Washington directement ».
Travail méthodique
Les expériences passées révèlent une méthode de travail systématique, selon « Israel Hayom ». En 2011, les autorités américaines ont déjoué un complot orchestré par Abdolreza Shahlai de la Force Al-Qods, et exécuté par le citoyen irano-américain Mansour Arbabsiar, visant à assassiner un haut responsable à Washington.
Téhéran s'appuie, dans ses opérations extérieures, sur trois groupes principaux, selon les estimations israéliennes : des expatriés iraniens ou libanais possédant une nationalité locale, des éléments musulmans ayant une affinité idéologique, et des personnalités du milieu criminel et des organisations criminelles.
Une infrastructure secrète a également été construite en collaboration avec le Hezbollah depuis la fin de la première décennie du siècle actuel. Malgré les efforts soutenus du FBI pour démanteler ces réseaux, l'Iran n'a pas abandonné ses plans, mais travaille au développement de ses capacités technologiques et opérationnelles.
Le journal hébreu souligne également que les cérémonies commémoratives récemment organisées pour Ali Khamenei dans des centres islamiques des États de New York, du Texas, de Washington et de l'Illinois confirment l'existence d'un « environnement propice aux efforts de recrutement et d'activation ».
Escalade interne
La politique intérieure iranienne accroît également la virulence du discours. La faction dure « Paydari » fait pression pour mettre fin à toute négociation avec l'administration Trump, le considérant comme « le meurtrier de Khamenei », dans une tentative de dépasser l'institution conservatrice par la droite.
Les indicateurs de renseignement confirment le sérieux de la situation, selon le « Wall Street Journal », qui rapporte qu'Israël a partagé des informations indiquant que l'Iran planifiait l'assassinat de Trump ; ce qui a poussé le président américain à annoncer des instructions opérationnelles spécifiques en cas de succès d'une tentative.
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