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Cent jours après l'assassinat de Seif al-Islam Kadhafi, la tribu des Kadhafa menace d'actions pour "rétablir la justice", dénonçant l'impunité des coupables.

Cent jours se sont écoulés depuis l'assassinat de Seif al-Islam Mouammar Kadhafi, sans que les auteurs du crime ne soient identifiés ou traduits en justice. Face à cette impunité, les jeunes de la tribu des Kadhafa ont publié un communiqué au ton menaçant, évoquant une possible "escalade" et des options ouvertes pour "recouvrer le droit".
Le texte, empreint de colère, affirme que "des millions d'hommes libres voient encore de leurs propres yeux comment les véritables criminels, ceux qui ont planifié, incité, financé et facilité l'exécution de cet acte odieux, se promènent en toute liberté". Il rappelle que les scènes de deuil à Bani Walid lors des funérailles restent gravées dans la mémoire des Libyens.
Les jeunes de la tribu précisent que leur patience durant cette période "n'était ni peur ni impuissance", mais une marque de confiance dans la capacité des institutions étatiques à faire appliquer la loi et à poursuivre les responsables. Ils indiquent avoir donné aux autorités compétentes des chances répétées d'agir, "mais les espoirs commencent à s'évanouir".
Dans une accusation directe, le communiqué tient les tribus de Zenten pour responsables du "silence absolu et de la dissimulation des criminels", estimant que cette attitude "suggère une complicité ou un manquement à un devoir national et moral". Selon le texte, ce silence a aggravé la crise et accru les tensions.
Le communiqué insiste sur le fait que la phase de "tolérance et de délai" est désormais révolue, et que le silence, perçu comme une faiblesse, "n'était qu'une belle patience". Il se conclut par un avertissement explicite quant à des mesures à venir pour obtenir justice, les auteurs affirmant qu'ils "n'assumeront pas la responsabilité des développements futurs" après cette annonce, une allusion claire à une possible escalade dans les semaines à venir.



