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CPI : deux mandats d'arrêt contre des ministres talibans

La Cour pénale internationale a rendu publics ce lundi deux nouveaux mandats d'arrêt contre des membres du gouvernement taliban, portant à quatre le nombre total de décisions judiciaires divulguées dans cette affaire.

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CPI : deux mandats d'arrêt contre des ministres talibans
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La Cour pénale internationale (CPI) a annoncé ce lundi la levée de la confidentialité entourant deux mandats d'arrêt émis à l'encontre de responsables du gouvernement « Taliban ». Les personnes visées sont Habibullah Agha, ministre de l'Éducation et de l'Enseignement, ainsi que Neda Mohammad Nadeem, son homologue chargé de l'Enseignement supérieur.

Dans un communiqué officiel, le bureau médiatique de la juridiction a précisé que ces ordres avaient été signés le 9 septembre 2025. Ils restaient jusqu'à présent couverts par le secret judiciaire. Cette publication intervient après une décision de la Chambre préliminaire datée du 5 octobre 2026, qui a estimé que la divulgation ne nuirait pas indûment aux enquêtes en cours, tout en maintenant certaines parties sous scellés.

Accusations de persécution fondée sur le genre

Selon les éléments retenus par la CPI, il existe des motifs raisonnables de croire que les quatre hauts fonctionnaires poursuivis portent une responsabilité pénale individuelle. Ils sont accusés d'avoir ordonné, incité ou facilité la commission de crimes contre l'humanité, spécifiquement sous la forme de persécution basée sur le genre. Ces actes présumés auraient été commis en Afghanistan depuis la prise de pouvoir par les talibans le 15 août 2021, et se seraient perpétrés au moins jusqu'au 20 janvier 2025.

Les juges ont souligné que le mouvement taliban a ciblé particulièrement les femmes et les filles en raison de leur sexe. Le document indique qu'elles ont été privées de droits fondamentaux, notamment l'accès à l'éducation, la liberté de circulation et la liberté d'expression.

Quatre mandats désormais publics

Avec cette annonce, la totalité des mandats d'arrêt liés à cette situation est désormais connue du public. La Cour avait déjà révélé le 8 juillet 2025 l'existence d'ordres similaires visant Hibatullah Akhundzada, le chef suprême du mouvement, et Abdul Hakim Haqqani, président de la Cour suprême afghane sous l'administration talibane.

Il convient de noter que la CPI ne dispose pas de force policière propre pour exécuter ses mandats. L'application de ces décisions dépend donc de la coopération des États et des acteurs internationaux concernés.

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