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Des médias israéliens rapportent une hausse du trafic d'armes via des essaims de drones à la frontière égyptienne, avec des appels à une action de l'armée israélienne.

Selon des médias israéliens, le trafic d’armes à la frontière avec l’Égypte s’intensifie grâce à l’utilisation collective d’essaims de drones pour le transport illicite.
La plateforme israélienne "Hekol Hayehudi" (La Voix Juive) révèle que, malgré le déplacement de l’attention médiatique vers d’autres sujets, le passage d’armes continue à la frontière égyptienne, voire s’accroît. Des responsables sécuritaires et des habitants locaux ont signalé une nouvelle pratique : des drones opèrent en essaim, pilotés par un seul opérateur, pour acheminer des armes en groupe à travers la frontière.
Selon les résidents de la région de Petah Nitzana, malgré l’implication du service de sécurité intérieure israélien, le Shabak, dans la lutte contre ce trafic, les opérations se poursuivent presque sans interruption.
Un habitant a affirmé que le trafic s’effectue à toute heure, jour et nuit, sans changement notable, que ce soit au-dessus des colonies ou à proximité, les drones traversant la frontière sans obstacle.
La frontière est décrite comme totalement ouverte, permettant aux Bédouins de s’approcher librement de la clôture. Il est possible d’atteindre n’importe quel point du grillage 24 heures sur 24, tandis que l’arrivée des forces militaires prend du temps. Lorsqu’elles interviennent, un seul véhicule est déployé, incapable d’intercepter les contrevenants.
Le Shabak semble soit incapable, soit peu disposé à endiguer ce phénomène. Les Bédouins venant de la zone de Bir Haddaj ne sont pas arrêtés, même lorsqu’ils retournent chez eux. Cette situation, qui perdure depuis plus de trois ans, est jugée illogique.
Une inquiétude majeure réside dans la possibilité que les Bédouins reçoivent un appel à combattre ouvertement contre Israël.
Les sources ne perçoivent pas une menace directe de l’armée égyptienne, mais critiquent Israël pour ne pas exiger de l’Égypte qu’elle rende des comptes concernant la libre circulation des armes depuis son territoire.
Une tendance nouvelle confirmée par les habitants et responsables locaux est le trafic de drones en "cellules" ou essaims, plusieurs appareils volant simultanément pour augmenter le volume des livraisons.
La priorité de l’État israélien reste la zone autour de l’aéroport, concentrant ses efforts sur un périmètre de 20 kilomètres autour du Parlement et de l’aéroport, ce qui suscite de la frustration face à la négligence des frontières sud.
Ces révélations interviennent dans un contexte où Tel Aviv cherche à imputer à l’Égypte la responsabilité des failles sécuritaires à la frontière, malgré une coopération sécuritaire intense entre les deux pays.
Cette montée en tension dans les médias israéliens vise à exercer une pression sur Le Caire pour renforcer le contrôle frontalier ou à justifier d’éventuelles opérations militaires dans la péninsule du Sinaï, alors que l’Égypte s’efforce de consolider la sécurité de ses frontières et de lutter fermement contre le trafic dans le cadre d’une stratégie globale.
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