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Les États-Unis mettent fin à la protection temporaire des Syriens et invitent les bénéficiaires à quitter le pays

Les États-Unis ont mis fin au statut de protection temporaire pour les ressortissants syriens, exigeant que ceux sans statut légal quittent le pays sous peine d'expulsion. Cette décision s'inscrit dans une série d'annulations affectant plusieurs pays en crise.

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Les États-Unis mettent fin à la protection temporaire des Syriens et invitent les bénéficiaires à quitter le pays
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Le ministère américain de la Sécurité intérieure a annoncé l'entrée en vigueur de la décision de mettre fin au statut de protection temporaire des ressortissants syriens, appelant les bénéficiaires qui n'ont pas de statut légal à quitter le territoire américain, sous peine d'expulsion.

Dans un communiqué publié hier, le ministère a indiqué que la Syrie faisait désormais partie des pays dont la protection temporaire a été levée, aux côtés d'Haïti, du Yémen, de l'Afghanistan, du Cameroun, du Népal, d'Honduras, du Nicaragua, du Venezuela, du Soudan du Sud, du Myanmar et de la Somalie, selon "Russia Today".

La Direction des services de citoyenneté et d'immigration américaine avait déjà annoncé la fin du classement de la Syrie dans le programme de protection temporaire à compter du 27 juillet 2026, confirmant que les autorisations de travail délivrées exclusivement dans le cadre du programme n'étaient plus valables.

Un allongement court avant l'exécution

Quelques semaines avant l'entrée en vigueur de la décision, le 10 juillet dernier, l'administration du président américain Donald Trump a prolongé les autorisations de travail pour des centaines de milliers de migrants bénéficiant de la protection temporaire, y compris les Syriens, juste avant leur expiration.

Agence Reuters a rapporté que la Direction des services de citoyenneté et d'immigration américaine avait étendu cette mesure aux ressortissants syriens, éthiopiens, somaliens, yéménites, du Soudan du Sud et du Myanmar, dans une démarche visant à assurer une période de transition avant l'application complète de la décision d'abrogation.

Selon les dernières données officielles disponibles de la Division des recherches du Congrès américain en mars 2025, environ 3 860 Syriens étaient couverts par le statut de protection temporaire aux États-Unis.

Des associations juridiques, des défenseurs des droits humains et des membres de la communauté locale ont exprimé leurs inquiétudes quant aux conséquences potentielles de la décision de la Cour suprême, qui pourrait priver des centaines de milliers de personnes de leur droit au travail et à la protection contre l'expulsion, tandis que des syndicats ont prévenu d'une "désorganisation majeure dans les lieux de travail" et d'un blocage de secteurs économiques clés si les autorisations ne sont pas renouvelées.

La Cour suprême pave la voie à l'abolition de la protection

Cette mise en œuvre découle d'une décision antérieure rendue par la Cour suprême américaine en juin dernier, qui a permis à l'administration du président Donald Trump de poursuivre l'abrogation de la protection, après que la cour fédérale eut suspendu provisoirement la décision.

Le 25 juin, la Cour suprême a autorisé l'administration américaine à lever la protection légale pour les migrants fuyant la violence et les catastrophes naturelles, par un vote de six voix contre trois, annulant ainsi les ordonnances de la cour inférieure, selon l'agence Associated Press.

Cette décision permet au ministère de la Sécurité intérieure de mettre fin au statut de protection temporaire pour environ 1,3 million de personnes issues de 17 pays, dont la Syrie, exposant ainsi des centaines de milliers à un risque potentiel d'expulsion.

L'agence a précisé que la décision était intervenue après un recours déposé par le ministère de la Justice devant la Cour suprême, après que des juges avaient reporté l'arrêt du programme pour environ 350 000 Haïtiens et 6 000 Syriens.

La Cour suprême avait déjà autorisé l'abrogation du programme pour les ressortissants vénézuéliens, une mesure conforme aux politiques strictes de l'administration Trump sur l'immigration.

À l'inverse, des avocats spécialisés en immigration ont souligné que ces pays restaient encore insuffisamment sûrs pour permettre un retour sécurisé, accusant l'administration Trump d'avoir aboli les mesures de protection de manière hâtive, illégale et motivée par des raisons racistes.

La protection a commencé en 2012

Les États-Unis ont inclus la Syrie dans le programme de protection temporaire depuis 2012, l'une des initiatives qui accorde aux ressortissants des pays touchés par des conflits ou des catastrophes naturelles le droit de séjourner et de travailler aux États-Unis pour une durée limitée, renouvelée à plusieurs reprises au cours des dernières années.

Des dizaines de milliers de Syriens résidant aux États-Unis seront affectés par la décision d'abrogation de la protection, après avoir bénéficié de ce statut juridique comme garantie contre les conséquences de la guerre qui a frappé leur pays.

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