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Explosions à Addis-Abeba : drones interdits au Tigré
Deux explosions ont secoué la capitale éthiopienne tandis que les autorités interdisent immédiatement l'usage de tous types de drones, dans un contexte de regain de violence armée au nord du pays.
La nuit a été marquée par deux détonations à Addis-Abeba, coïncidant avec une escalade des tensions et des affrontements armés dans la région du Tigré, située au nord de l'Éthiopie. Les autorités ont réagi en imposant des mesures de sécurité renforcées concernant le survol de la capitale et de ses environs.
D'après des sources diplomatiques citées par Bloomberg, l'une des explosions s'est produite près du secteur « 4 Kilo » au centre d'Addis-Abeba, tandis que la seconde est survenue aux abords du quartier général des forces de défense nationale éthiopiennes. À ce stade, la nature exacte des incidents ainsi que leurs causes restent indéterminées. Aucune communication officielle n'a confirmé une attaque par drone sur le territoire de la capitale ni détaillé l'ampleur des dommages matériels ou humains.
Moratoire immédiat sur les appareils télécommandés
Quelques heures avant ces événements, le Service national de renseignement et de sécurité (NISS) a décrété une interdiction illimitée de l'exploitation de tous types de drones à Addis-Abeba et dans les zones périphériques. Cette directive prend effet immédiatement. L'agence a suspendu la délivrance de permis de vol jusqu'à nouvel ordre, prévenant que tout appareil opérant en violation de cette règle sera détecté, intercepté et contraint à atterrir. Les opérateurs concernés feront l'objet de poursuites judiciaires.
Le NISS a également indiqué mobiliser des technologies intégrées pour surveiller l'espace aérien de la capitale et neutraliser les menaces potentielles liées aux engins volants. Dans son communiqué, l'organisme n'a pas établi de lien direct entre cette mesure restrictive et la reprise des hostilités dans le nord du pays. Toutefois, cette décision intervient alors que des rapports font état d'attaques par drones visant des installations militaires et des aéroports éthiopiens, notamment la base aérienne de Harar Meda à Bishoftu, au sud-est d'Addis-Abeba.
Des données issues d'observateurs du conflit signalent plusieurs frappes par drones contre des infrastructures de l'armée de l'air éthiopienne le 27 septembre. L'identité des auteurs de ces attaques n'a pas encore été confirmée de manière indépendante.
Reprise des hostilités au Tigré
Ces développements sécuritaires à la capitale se déroulent pendant que le nord de l'Éthiopie connaît une accélération de l'escalade militaire. Les combats ont repris entre les forces fédérales éthiopiennes et les troupes affiliées au Front de libération du peuple du Tigré (FLPT), soutenu par ses alliés.
Le 23 septembre, selon des informations médiatiques, les forces tigréennes ont pris le contrôle de l'aéroport de Mekele. Cet événement a conduit Ethiopian Airlines à suspendre ses vols vers Mekele, Axum et Shire. Les autorités régionales du Tigré affirment agir en légitime défense pour protéger leur territoire, accusant les forces fédérales de mener des offensives utilisant des drones et l'artillerie lourde.
Les jours suivants ont été rythmés par des affrontements dans d'autres secteurs du nord. L'armée gouvernementale a annoncé avoir reconquis des positions stratégiques, dont Alamata au sud du Tigré. La situation sur le terrain demeure confuse, les récits des différentes parties belligérantes divergeant quant à l'évolution des opérations militaires.





