Monde
France : près de 400 lycées fermés face aux violences étudiantes
Environ 400 établissements secondaires français seront fermés ce vendredi en raison de manifestations étudiantes marquées par des affrontements avec les forces de l'ordre.

Le ministre de l'Éducation nationale, Édouard Geffray, a annoncé que la fermeture d'environ 400 lycées sur les 3700 existants dans le pays est attendue pour ce vendredi. Il a qualifié le mouvement étudiant d'otage pris par des groupes marginaux d'une extrême violence.
Les protestations ont débuté la semaine dernière dans la région parisienne avant de se propager rapidement à l'ensemble du territoire national. Des élèves de terminale ont bloqué les entrées de leurs établissements, déclenchant des confrontations directes avec la police.
Interpellations et responsabilités parentales
Gérald Darmanan, garde des Sceaux, a indiqué avoir demandé aux procureurs de la République d'imputer aux parents la responsabilité des dommages causés par leurs enfants durant ces troubles. Le ministre a insisté sur l'obligation pour les familles de prendre en charge les coûts de réparation.
S'exprimant sur la radio RTL, Gérald Darmanan a précisé que quelque deux mille personnes avaient été arrêtées et placées en garde à vue depuis le lancement du mouvement. Il a souligné que 90 % des interpellés sont mineurs.
Réactions gouvernementales et bilan sécuritaire
Les autorités locales rapportent que la police a procédé à l'arrestation de plusieurs individus porteurs d'objets dangereux dans le département du Loiret tôt vendredi matin. Dans les Yvelines, quatre-vingt-deux personnes ont également été appréhendées au cours de la même période.
Jeudi, le ministère de l'Intérieur recensait environ neuf cents actions devant les lycées, signalant une extension des contestations à toutes les régions françaises. Les forces de sécurité ont enregistré plus de trois cents blessés parmi les policiers et gendarmes depuis le début des événements.
Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, a condamné ce qu'il a décrit comme une violence débridée. Bien que le gouvernement reconnaisse la légitimité des griefs étudiants concernant les conditions d'études, il maintient une ligne ferme contre les débordements physiques.
Craintes des élèves et mesures pédagogiques
Les manifestants réclament une amélioration des conditions scolaires, pointant du doigt des horaires jugés excessivement longs ainsi que des infrastructures inadaptées. Ils évoquent notamment des températures élevées dans les salles de classe et un absentéisme fréquent du personnel enseignant et administratif.
Face à cette situation, plusieurs établissements secondaires envisagent de basculer vers l'enseignement à distance pour assurer la continuité pédagogique tout en garantissant la sécurité des élèves.





