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Gifle sévère pour la Chine : les États-Unis démantèlent le plus grand réseau d'espionnage cybernétique mondial
Les autorités américaines ont confisqué des outils utilisés par un groupe de pirates lié à Pékin, portant un coup dur à la campagne d'espionnage « Flax Typhoon » visant des infrastructures critiques.

Le Federal Bureau of Investigation (FBI) et le Département de la Justice américains ont annoncé la saisie d'outils électroniques utilisés dans des opérations de balayage de réseaux, de phishing et de piratage de systèmes informatiques.
Des responsables américains attribuent ces activités à un groupe de pirates présumés liés au gouvernement chinois.
Cette initiative s'inscrit dans le cadre des efforts américains visant à démanteler une vaste campagne de piratage connue dans les milieux sécuritaires sous le nom de « Flax Typhoon », soupçonnée d'avoir ciblé des secteurs vitaux aux États-Unis et à l'étranger, notamment l'énergie, l'éducation et les infrastructures critiques.
Selon les responsables américains, le groupe a utilisé deux outils électroniques, « MicroScan » et « Fish Hub », pour mener des opérations de reconnaissance et d'intrusion visant des institutions et des installations dans plusieurs pays.
La liste des cibles comprenait une compagnie énergétique américaine non identifiée, des aéroports au Japon et en Pologne, des universités à Taïwan, ainsi qu'une organisation non gouvernementale multinationale et des entreprises opérant dans le domaine des infrastructures critiques à Taïwan.
Le FBI a précisé que l'outil « Fish Hub » a également été utilisé dans des opérations de phishing frauduleux permettant aux pirates d'accéder à distance aux réseaux des entités ciblées.
L'opération américaine récente a permis de désactiver les outils utilisés dans ces activités et de les retirer du service, une étape qualifiée par des responsables du FBI et du Département de la Justice comme un coup porté aux opérations et aux capacités techniques du groupe.
De son côté, Jason Billowsky, directeur adjoint de la division des crimes cybernétiques du FBI, a déclaré dans une interview accordée à l'Associated Press que l'objectif est de réduire les capacités des acteurs constituant une menace cybernétique, en ciblant leur infrastructure, leurs fonds et leurs outils.
Le bureau a indiqué que les outils saisis étaient gérés par « Integrity Technology Group », une société de sécurité informatique basée en Chine, dont les responsables américains affirment qu'elle détient des contrats avec le gouvernement chinois.
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