Monde
Plus de 1,9 million d'hectares ont été ravagés par les feux de forêt en Indonésie entre janvier et septembre 2026, selon des données satellitaires.
Les flammes ont dévoré plus de 1,9 million d'hectares de forêts indonésiennes durant les neuf premiers mois de l'année 2026. Cette estimation provient du « Nusantara Atlas », un observatoire spécialisé dans le suivi de la déforestation via l'imagerie satellite.
Le chiffre précis s'établit à 1 916 588 hectares consumés entre janvier et la fin du mois de septembre. Ces données, relayées ce lundi, contrastent avec l'absence de mise à jour officielle par le gouvernement indonésien. Les autorités n'avaient communiqué qu'un bilan de 202 000 hectares détruits lors de leur dernière déclaration, datant de la fin juillet.
David Gavo, fondateur de l'observatoire, qualifie ces résultats de conservateurs. La méthodologie employée exclut systématiquement les foyers d'incendie dont la surface est inférieure à 6,25 hectares. Des critères stricts sont également appliqués pour minimiser les risques de fausses détections sur les images satellitaires.
Cependant, une épaisse brume a parfois obstrué la vision des satellites au cours de la période analysée. Cet obstacle technique a perturbé l'identification exacte des zones sinistrées. Le responsable suggère que la superficie réellement touchée dépasse probablement celle enregistrée dans les bases de données disponibles.
L'analyse révèle une augmentation de 38 % de la surface brûlée par rapport à la même période de 2019. Il demeure toutefois impossible d'établir une comparaison directe avec la catastrophe de 2015, marquée par une propagation massive des feux. L'observatoire ne disposait pas alors des types d'images satellitaires utilisés actuellement.
Malgré cette lacune statistique, David Gavo anticipe un niveau de destruction comparable à celui de 2015. Cette projection repose sur la croissance continue du nombre de points de feu détectés cette année. Il précise néanmoins que cette évaluation découle d'une interprétation des indicateurs existants, faute de données comparatives complètes.



