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L’Iran et le Sultanat d’Oman ont conclu un accord sur la « carte de la circulation maritime » dans le détroit d’Hormuz, malgré des entraves américaines, selon le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères.

L’Iran a annoncé avoir conclu un accord avec le Sultanat d’Oman concernant la « carte de la circulation maritime » dans le détroit d’Hormuz.
Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Ismaïl Baghaï, l’a déclaré lors d’une conférence de presse. Il a précisé que, « malgré les obstacles américains », les négociations entre Téhéran et Mascate avaient enregistré des progrès « positifs et constants », aboutissant à cet accord technique sur la circulation maritime dans le détroit.
Baghaï a qualifié l’entente de « fruit d’une coopération institutionnelle conjointe », pilotée par le ministère des Affaires étrangères et impliquant activement les secteurs de la défense, de la sécurité et de l’environnement. En tant qu’État riverain, a-t-il souligné, l’Iran avait engagé depuis longtemps des pourparlers avec Oman afin de définir un itinéraire sécurisé pour la navigation dans le détroit — une démarche « incontournable ».
Les discussions ont débuté il y a environ deux à trois mois, soit « presque simultanément » avec la signature de la note d’entente visant à mettre fin à la guerre. Les deux parties avaient alors avancé « très significativement » vers un résultat, mais des « entraves » imposées par les États-Unis et « certains autres acteurs » avaient fréquemment perturbé le processus.
Au cours des trois dernières semaines, les négociations ont repris sur une trajectoire « positive et avancée », se déroulant « sans heurts ». Baghaï a rappelé qu’une annonce antérieure avait déjà confirmé l’accord sur la carte commune de circulation maritime.
Il a indiqué que certains points restaient encore en discussion, notamment la rédaction d’un communiqué conjoint entre l’Iran et le Sultanat d’Oman. Les échanges diplomatiques et les visites bilatérales se poursuivent, et une proclamation officielle interviendra « dès l’adoption de la version définitive ».
Le porte-parole a insisté sur le caractère « entièrement indépendant » de cet accord entre deux États riverains, destiné à garantir le passage sûr des navires tout en préservant pleinement la souveraineté et les droits souverains de chacun des deux pays.
Quant à la « restauration de la sécurité » dans le détroit d’Hormuz, Baghaï a précisé qu’elle dépendrait de « facteurs et considérations supplémentaires », ajoutant que « les racines de l’insécurité » dans cette zone remontaient aux « mesures illégales et aux ingérences américaines ».



