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Israël développe de nouvelles défenses contre les drones iraniens et du Hezbollah, tout en envisageant une interdiction temporaire des drones civils.

Les autorités israéliennes examinent actuellement des mesures pour contrer les risques de représailles potentielles de la part de l'Iran et de son allié libanais, le Hezbollah, notamment via l'utilisation de drones.
Selon un reportage de la chaîne i24news, des discussions sont en cours au sein du "kabinèt", le conseil restreint de sécurité et politique, révélant une évolution dans l’évaluation des menaces aériennes en cas d’escalade avec l’Iran.
Cette démarche intervient alors qu’Israël fait face à l’usage de drones-suicides lancés par le Hezbollah contre ses soldats engagés dans le sud du Liban, ainsi qu’à des attaques similaires attribuées à l’Iran dans la région.
Ces derniers jours, il a été révélé que des start-ups israéliennes ont discrètement développé de nouveaux systèmes de défense anti-drones, comparables à la "Dôme de fer", afin de répondre à la menace des missiles iraniens.
Le système en développement, conçu par une société nommée "Scapion", se distingue par sa petite taille, sa mobilité et sa capacité à neutraliser simultanément des centaines de drones, avec un coût estimé à moins de 10 000 dollars par cible.
Parallèlement, le kabinèt envisage d’imposer une interdiction totale de six mois sur l’utilisation des drones privés dans l’espace aérien israélien, dans le cadre de mesures préventives renforcées.
Cette proposition repose sur deux facteurs principaux : l’absence de solutions techniques efficaces contre les drones-suicides et les prévisions d’une utilisation accrue de ce type d’armes par l’Iran, le Hezbollah ou d’autres acteurs lors d’un éventuel conflit futur.
Les services de sécurité estiment que les drones représentent un défi grandissant sur plusieurs fronts, notamment après des attaques récentes ciblant des installations militaires.
Si cette interdiction est adoptée, elle concernera toutes les utilisations civiles des drones, incluant la photographie aérienne, les loisirs et les activités médiatiques, ce qui oblige les autorités à réfléchir aux modalités de mise en œuvre et d’information du public.
Le simple examen de cette mesure traduit un changement dans la doctrine sécuritaire israélienne face aux menaces aériennes non conventionnelles, dans un contexte de tensions croissantes avec l’Iran et de préparatifs en vue d’une possible extension du conflit.
De son côté, le journal Israël Hayom rapporte que cette initiative fait suite à une recommandation du service de sécurité intérieure "Shabak" et des responsables militaires, qui attendent l’élaboration de régulations adaptées au regard du danger "sérieux" que représentent ces petits appareils.
Durant cette phase transitoire, toute personne surprise en train d’utiliser un drone privé se verra infliger une amende, avant que cette infraction ne soit requalifiée en "délit pénal".
Les autorités considèrent les drones comme une menace majeure, encore sous-estimée, en raison de leur accessibilité, de leur facilité d’utilisation et de la diversité des modes d’attaque qu’ils permettent.
Le Shabak s’inquiète notamment d’éventuelles attaques ciblant des personnalités publiques, à l’instar d’une cellule terroriste américaine déjouée récemment, qui avait planifié l’assassinat du président Trump et de son vice-président au moyen d’un drone lors d’un événement de lutte organisé à la Maison-Blanche.
Le journal souligne un autre motif à ces mesures strictes : la menace iranienne visant le Premier ministre Netanyahu et son épouse, en représailles à la mort du guide suprême iranien Ali Khamenei.
La semaine dernière, des images ont circulé à Téhéran montrant des cercueils symboliques représentant Netanyahu et son épouse Sarah, ainsi que des photos de Trump, de son vice-président Pence, du sénateur défunt Lindsey Graham et d’autres figures.
Il est rappelé que l’Iran a déjà démontré sa détermination à exécuter des menaces d’assassinats et des fatwas, comme dans l’affaire de l’écrivain Salman Rushdie, plusieurs années après leur émission.
La décision d’interdiction est effective pour six mois, période durant laquelle seront élaborées de nouvelles règles permettant, sous contrôle, la reprise des opérations de drones dans l’espace aérien israélien.
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