Monde
Israël relève son niveau de vigilance en raison de craintes d'un affrontement iranien possible
Israël maintient un haut niveau de préparation face à des menaces potentielles d'escalade iranienne, tandis que les forces de renseignement surveillent intensément les installations nucléaires et militaires iraniennes. Les attaques contre des scientifiques du programme nucléaire iranien ont gravement entravé ses efforts de reconstruction.

Un rapport hébreu indique que le chef d'état-major israélien a ordonné de maintenir un niveau élevé de vigilance pour faire face aux scénarios possibles, dans un contexte où persistent les inquiétudes quant à une éventuelle escalade iranienne, tout en évitant toute surprise sur le terrain, alors que la surveillance des mouvements iraniens se poursuit, tant au niveau des installations nucléaires que de la reconstitution des capacités militaires.
Les estimations israéliennes suggèrent que Téhéran n'a pas repris la centrifugation de l'uranium depuis la guerre israélo-iranienne en juin 2025, tandis que les matières enrichies restent encore dans les installations touchées par des frappes américaines et israéliennes.
Selon le rapport publié par le site hebdomadaire « Walla », l'appareil de sécurité israélien considère l'arrêt des opérations de centrifugation de l'uranium comme un succès non négligeable, et l'uranium enrichi reste toujours en Iran, sans avoir été transféré hors du pays dans le cadre des négociations en cours entre Washington et Téhéran, et demeure enfoui dans des installations souterraines visées par des frappes américaines et israéliennes.
Face à ces éléments, les services de renseignement israéliens ont accru leur surveillance des différentes installations iraniennes, y compris celle de « Jebel al-Fas », afin de détecter toute activité ou mouvement anormal et d'en préciser la nature, craignant qu'après les dommages subis, Téhéran tente de réhabiliter les sites endommagés ou de transporter des matériaux et infrastructures.
L'appareil de sécurité et les cercles politiques israéliens estiment que l'assassinat de scientifiques impliqués dans les deux premiers cercles du programme nucléaire iranien constitue un facteur supplémentaire qui entrave les efforts de Téhéran pour reconstruire ses capacités.
« Walla » cite une source affirmant que cibler les « centres de savoir » nucléaires rend extrêmement difficile, actuellement et dans un avenir proche, la réhabilitation des infrastructures et la prise de décisions concernant la manière d'exécuter cette mission, tout en soulignant qu'une solution de remplacement reste théoriquement possible, mais serait très complexe.
Selon les estimations israéliennes, les dégâts ne se limitent pas au programme nucléaire : le rapport indique que les industries militaires iraniennes ont été sérieusement endommagées par les frappes menées par les forces israéliennes et américaines. Bien que l'Iran soit revenu à la production militaire, sa cadence reste limitée et « très éloignée » du niveau qu'il visait avant l'opération, tandis que les sanctions américaines ajoutent à la complexité de la reconstruction.
Le site cite une source sécuritaire israélienne affirmant que le lancement récent par l'Iran de missiles à courte portée et de roquettes n'est pas une coïncidence, estimant que sa réserve de missiles à longue portée fait face à des contraintes.
Parallèlement aux évolutions militaires, des responsables de l'appareil de sécurité qualifient la confrontation actuelle entre l'Iran et les États-Unis de « guerre des heures », faisant référence à la course aux pressions entre les deux parties et à l'attente de celui qui cédera en premier.
Ils ont précisé que, du côté américain, le prix du baril de pétrole constitue une préoccupation majeure pour la Maison Blanche, en raison des craintes d'un impact croissant sur l'inflation et l'économie, ainsi que du coût exceptionnel lié à la guerre, notamment à l'approche des élections législatives de mi-mandat prévues à la fin novembre.
Quant à l'Iran, selon le rapport, il fait face à une pression économique croissante due aux mesures américaines, tandis que le président américain Donald Trump n'a pas encore imposé de nouvelles sanctions sévères, dont le rapport estime qu'elles pourraient accélérer l'aggravation de la crise économique intérieure.
Des sources au sein de l'appareil de sécurité israélien pensent que l'aggravation de la crise économique, combinée aux craintes des autorités iraniennes face à des troubles populaires pouvant s'accélérer au point de devenir incontrôlables, pourrait pousser Téhéran à tenter de déplacer la crise à l'extérieur en provoquant un affrontement régional.
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