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Israël érige un mur de terre coupant plus de la moitié de Gaza pour éviter un nouvel 7 octobre

Israël construit un vaste barrage de terre séparant plus de 50 % des territoires de Gaza sous son contrôle, afin d'empêcher toute infiltration après l'attaque du 7 octobre.

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Israël érige un mur de terre coupant plus de la moitié de Gaza pour éviter un nouvel 7 octobre
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L’armée israélienne travaille de manière « calme et rapide » à la définition d’une nouvelle frontière géographique dans la bande de Gaza, en érigeant un grand mur de terre qui sépare plus de la moitié des terres qu’elle contrôle dans cette enclave palestinienne.

Des images satellites récentes ont révélé la configuration de cette nouvelle barrière israélienne, accentuant la division de ce petit territoire palestinien, selon l’agence Associated Press.

Le ministère de la Défense israélien a indiqué avoir construit une barrière physique dans la zone dite de la « ligne jaune », correspondant à la limite jusqu’à laquelle les forces israéliennes se sont retirées conformément à l’accord de cessez-le-feu conclu avec le mouvement Hamas en octobre.

La création de cette barrière est justifiée par l’armée israélienne comme une mesure visant à empêcher toute infiltration et à protéger les soldats ainsi que les colonies israéliennes situées à proximité de Gaza.

En complément du mur, l’armée a également établi une « zone de sécurité » autour de cette ligne, équipée de dispositifs techniques et de renseignement, sans toutefois divulguer les détails du tracé de la barrière.

Selon l’agence, ni la « Commandement central » américain, chargé de surveiller le cessez-le-feu, ni le « Conseil de la paix », présidé par le président américain Donald Trump et censé superviser Gaza, n’ont commenté cette construction.

Plus de 23 kilomètres (14 miles) de cette barrière ont été réalisés ces derniers mois, traversant des zones résidentielles palestiniennes que l’armée israélienne avait auparavant détruites.

Cette longueur représente plus de la moitié des 40 kilomètres (25 miles) que mesure le littoral de Gaza, dont la largeur atteint 11 kilomètres (7 miles) et qui abrite plus de deux millions de Palestiniens.

L’accord, soutenu par les États-Unis, considérait la « ligne jaune » comme une frontière « temporaire » en attendant un retrait israélien plus large. Toutefois, avec la stagnation du cessez-le-feu, Israël semble renforcer sa position, ce qui alimente les craintes des Palestiniens de voir cette ligne devenir une frontière officielle.

Depuis l’entrée en vigueur de l’accord, les Gazaouis craignent que les territoires sous contrôle israélien ne leur soient jamais restitués. Pourtant, peu d’entre eux savent que ces barrières de terre sont en cours d’installation autour d’eux, en raison des risques liés à leur proximité.

Une portion de plus de deux kilomètres (1,2 mile) de cette barrière a été étendue dans le sud de Gaza au cours des deux premières semaines de ce mois, selon des images satellites fournies par la société Planet Labs.

Les travaux ont débuté en février, et les images montrent que l’extension vers le sud se poursuit, avec plus d’un kilomètre (0,6 mile) ajouté entre le 21 juin et le 7 juillet, le long d’une base militaire israélienne construite sur les ruines du village de Bani Suheila, dans la ville de Khan Younès.

Au nord de Gaza, plusieurs segments disjoints de barrières de terre s’étendent autour de la localité de Beit Lahia, dont la majeure partie a été détruite. La hauteur de ces barrières reste difficile à estimer, et certaines semblent dépasser la « ligne jaune ».

Les habitants de Gaza sont concentrés dans la zone côtière à l’ouest de cette ligne, vivant majoritairement dans des camps de tentes dépourvus des infrastructures nécessaires, dépendant de l’aide humanitaire.

De l’autre côté de la ligne, les images satellites montrent que l’armée israélienne a rasé la majorité des constructions à l’aide de bulldozers et d’explosifs, effaçant ainsi plusieurs villages et la ville de Rafah, qui comptait autrefois plus de 250 000 habitants.

Sur ces terres, l’armée a aménagé de nouvelles routes et installé des bases militaires sur les décombres des villages palestiniens, tandis que des terres agricoles ont été détruites. L’armée affirme que ces démolitions visent les infrastructures utilisées par le Hamas.

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