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Le Kremlin : La Russie prête à reprendre les négociations sur l'Ukraine après le 4 novembre

Yuri Ouchakov, conseiller du président russe, a indiqué que Moscou était disposée à relancer les pourparlers tripartites avec Washington et Kyiv après la fête de l'Unité nationale, tout en qualifiant cette étape de préliminaire.

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Le Kremlin : La Russie prête à reprendre les négociations sur l'Ukraine après le 4 novembre
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Le conseiller du président russe pour les affaires internationales, Iouri Ouchakov, a exprimé dimanche la disponibilité de Moscou à reprendre les négociations tripartites avec les États-Unis et l'Ukraine après le 4 novembre prochain, tout en modérant les attentes concernant la prochaine session, qu'il a qualifiée de « préliminaire ».

Dans des déclarations rapportées par l'agence de presse russe TASS, Ouchakov a indiqué que la Russie était prête à relancer les pourparlers dans le format « Russie-États-Unis-Ukraine » après la fête de l'Unité nationale russe, qui coïncide avec le 4 novembre.

Il a ajouté que la première réunion après la reprise des discussions n'apporterait pas nécessairement de progrès significatifs, précisant que « la première réunion sera probablement préliminaire » et que la conclusion d'un accord de paix sur l'Ukraine nécessite encore un travail de la part des parties concernées.

Ouchakov avait annoncé, à l'issue de la rencontre entre le président russe Vladimir Poutine et l'envoyé américain Steve Witkoff à Saint-Pétersbourg mercredi, la disposition de Moscou à reprendre les négociations tripartites durant la seconde moitié de novembre. Il a souligné que la question principale portait sur la mise en place d'un système de garanties sécuritaires pour la Russie et l'Ukraine après la fin du conflit.

Le conseiller a mentionné qu'Abou Dhabi pourrait accueillir la prochaine session à la mi-novembre, les pourparlers devant se tenir au niveau des experts, comme lors des tours précédents, tandis que la composition de la délégation russe participante reste à déterminer.

Il a déclaré que Moscou était prête à reprendre les négociations après les élections de la Douma d'État tenues en septembre, mais a accusé la partie ukrainienne de ne pas avoir respecté l'accord sur la reprise des discussions à ce moment-là.

Critiques envers la position de Washington
Dans le même contexte, Ouchakov a affirmé que la Russie pensait, après le sommet d'Anchorage, que les États-Unis étaient capables de faire pression sur Kyiv pour accepter les conditions d'un règlement pacifique. Il a toutefois noté que Washington n'a pas encore réussi à exercer la pression nécessaire pour instaurer la paix.

Il a ajouté que l'administration du président américain Donald Trump reconnaît la nécessité de coopérer avec Moscou et de ne pas ignorer la Russie, mais a décrit le climat politique général aux États-Unis comme étant « fortement négatif » envers son pays.

Ouchakov a insisté sur la nécessité de poursuivre le dialogue avec l'Union européenne concernant le règlement ukrainien, estimant que limiter les négociations à Kyiv est insuffisant et que la position des pays européens pourrait être déterminante pour parvenir à un accord.

Le responsable russe a accusé les pays européens de souhaiter la poursuite de la guerre, en référence à leur soutien à l'Ukraine, considérant que leur rôle et leur participation au conflit constituent une question majeure à aborder dans le cadre des efforts de règlement.

Il a déclaré que Moscou juge indispensable le dialogue avec l'Europe, même en présence de divergences sur les moyens de mettre fin au conflit.

Ouchakov a également signalé le début des préparatifs organisationnels pour tenir un sommet tripartite réunissant le président russe Vladimir Poutine, le président américain Donald Trump et le président chinois Xi Jinping, en marge du sommet du Forum de coopération économique Asie-Pacifique (APEC), prévu les 18 et 19 novembre dans la ville chinoise de Shenzhen.

« Aucune mesure concrète » pour choisir un négociateur européen
Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a déclaré dimanche que l'Union européenne n'agit pas de manière constructive face à la guerre en Ukraine. Bien qu'elle évoque depuis longtemps la nomination d'un négociateur pour la représenter dans les efforts visant à régler le conflit, elle « n'a pris aucune mesure concrète dans cette direction ».

Commentant les rapports sur la possible désignation du président finlandais Alexander Stubb à ce poste, Peskov a ajouté, dans des propos rapportés par l'agence TASS, que l'UE « soit elle ne peut pas nommer de négociateur, soit elle n'a pas la volonté nécessaire pour franchir cette étape ». Il a estimé que se contenter de paroles sans actions ne peut être qualifié de position constructive.

Le porte-parole du Kremlin a assuré que Moscou soutiendrait la nomination d'un négociateur par l'Union européenne pour l'Ukraine, insistant sur l'importance que l'émissaire soit engagé dans la recherche d'un règlement pacifique.

Il a déclaré : « Ce serait bien d'avoir un négociateur, et ce serait encore mieux si ce négociateur était une personne réellement engagée à faciliter la conclusion d'un règlement pacifique ».

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