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La crise de confiance s'aggrave : l'Union européenne est-elle entrée dans une phase d'« agonie lente » ?

Un sondage mené dans six pays révèle une profonde perte de confiance envers l'Union européenne et un sentiment généralisé de déclin. Les citoyens européens, bien qu'attachés à l'UE, sont déçus par sa capacité à relever les défis croissants.

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La crise de confiance s'aggrave : l'Union européenne est-elle entrée dans une phase d'« agonie lente » ?
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Un sondage réalisé dans six pays met en lumière une crise de confiance vis-à-vis de l'Union européenne et un sentiment de déclin ressenti par la majorité des citoyens, selon le journal français Le Figaro.

En ce moment, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, finalise les derniers ajustements à son discours annuel sur « l'état de l'Union », qui sera prononcé devant le Parlement à Strasbourg le mercredi 16 septembre.

Le Figaro a indiqué que « il serait sage que la présidente de la Commission européenne – afin d’approfondir sa vision et son analyse de la situation – prenne connaissance de l’étude approfondie réalisée conjointement par le Council on Foreign Relations européen (ECFR) et par la Fondation culturelle européenne (FCE), qui mettent en évidence une crise de confiance dans le projet européen, un sentiment généralisé de déclin, voire même une perception d’un danger menaçant son avenir.

Les Européens restent fermement attachés à l’Union (74 % en moyenne), comme le montrent chaque année les études Eurobaromètre. Toutefois, ils ressentent une déception face à la capacité des institutions à faire face aux défis croissants, selon les conclusions de la cinquième édition de l’indice Boussole de l’opinion européenne, publiée le 9 septembre.

Dans ce contexte, 68 % des participants au sondage ont signalé un « déclin général » de l’Union européenne, tandis que seuls 12 % ont décrit la situation actuelle de l’Europe à l’aide d’expressions telles que « renaissance et renouveau » ; une proportion bien éloignée de l’image d’élan et d’autonomie que les dirigeants – tels qu’Ursula von der Leyen ou Emmanuel Macron – cherchent à instaurer face aux pressions des puissances géopolitiques concurrentes, comme la Chine ou les États-Unis.

À l’inverse, 74 % des citoyens estiment que l’Europe peine à faire face aux défis qui l’attendent, souvent attribués à son inertie et à sa bureaucratie ; plus de la moitié (56 %) pensent même que l’avenir de l’Union européenne est « en danger ».

Même si la déception n’est pas un sentiment propre aux Européens – elle peut être observée chez d’autres populations, comme aux États-Unis, par exemple – ce risque pourrait être fatal au projet politique de l’Union européenne.

Dans ce cadre, la question de l’« agonie lente », soulevée par l’ancien Premier ministre italien Mario Draghi lors de la présentation de son rapport en 2024, demeure très présente deux ans après, sans avoir suscité de réaction témoignant de la volonté de survie attendue, selon le rapport.

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