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La trêve de deux semaines déclarée à Gaza fait face à des obstacles majeurs, notamment sur la mécanique de désarmement de Hamas, dont Israël exige l’achèvement complet avant tout retrait ou accord.

La trêve de deux semaines annoncée dans la bande de Gaza se heurte à des difficultés structurelles concernant la mise en œuvre de la phase suivante du processus de désescalade, en particulier le démarrage effectif du désarmement de la mouvance Hamas.
D’après le quotidien israélien Jerusalem Post, citant des sources informées, la cessation des hostilités actuelle — initialement fixée à quatorze jours — vise à finaliser les modalités opérationnelles de la prochaine étape, y compris le lancement d’un processus de désarmement de la formation politique et militaire Hamas, préalable à toute négociation sur un accord de paix.
Cependant, les interprétations divergentes entre Hamas et Israël sur le contenu exact des engagements conclus risquent de compliquer fortement cette étape, surtout en ce qui concerne le transfert, le stockage et la neutralisation des armes.
Des sources indiquent que toute absence d’action concrète de la part de Hamas durant la période de trêve serait considérée comme une violation du cessez-le-feu, pouvant entraîner sa résiliation immédiate.
Un diplomate a précisé au journal que l’armée israélienne ne quittera pas ses positions actuelles, notamment celles situées le long de ce qu’on appelle le « ligne jaune » à l’intérieur de la bande de Gaza, tant que le désarmement complet de Hamas ne sera pas réalisé.
Cette position intervient après la publication d’un cadre opérationnel établi par le « Conseil pour la paix », chargé de mettre en œuvre le plan de paix présenté par l’ancien président américain Donald Trump. Selon les mêmes sources, ce cadre prévoit le dépôt de l’ensemble des armes détenues par Hamas dans des installations de stockage, en vue de leur démantèlement ultérieur.
Ces installations seront gérées par des éléments de la police relevant de la « Autorité nationale palestinienne pour la gestion de Gaza ». Chaque membre de cette force fera l’objet d’un contrôle de sécurité mené par le service israélien de renseignement intérieur, le Shin Bet. Une force multinationale sera par ailleurs chargée de superviser l’ensemble du dispositif.
Parallèlement, les habitants de la bande de Gaza conserveraient la possibilité d’obtenir des autorisations légales pour le port de pistolets, conformément au droit palestinien en vigueur.
Israël maintient que le désarmement intégral de Hamas constitue une condition préalable non négociable à tout accord futur. Les sources affirment que le cessez-le-feu entrera en vigueur dès le début effectif du désarmement, et que la trêve de deux semaines vise précisément à permettre aux parties de finaliser les dispositions techniques liées à cette opération.
En contrepartie, Hamas a publié, vendredi, un communiqué dans lequel il rejette catégoriquement tout désarmement avant le retrait total des forces israéliennes de la bande de Gaza.
La mouvance affirme qu’elle ne renoncera pas à ses armes sans un retrait israélien complet, ainsi que la dissolution des « groupes armés et milices créés par l’occupant », selon ses propres termes.
Hamas insiste également sur la nécessité de garanties explicites quant au droit du peuple palestinien à établir un État indépendant dans la bande de Gaza, estimant que toute architecture future doit inclure la reconnaissance formelle de ce droit.
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