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Le gouvernement japonais prévoit de développer des navires sans équipage dès l'exercice prochain pour renforcer la surveillance face à l'activité chinoise croissante.

À partir de l'exercice fiscal prochain, le Japon va entamer la conception de navires sans équipage destinés à la garde côtière, dans le but d'améliorer ses capacités de surveillance maritime et de répondre à l'intensification des activités chinoises autour de ses eaux territoriales.
Selon des sources proches du dossier interrogées par Asia News, le gouvernement envisage d'allouer des fonds à ce projet dans le cadre du projet de budget initial de l'exercice à venir. Cette initiative sera également intégrée aux trois documents de sécurité nationale qui doivent être révisés d'ici la fin de l'année.
Ces navires autonomes compléteront les patrouilleurs et les drones aériens déjà en service, afin de renforcer la surveillance des zones maritimes éloignées, notamment face à l'escalade des mouvements chinois près des îles japonaises, en particulier les îles Senkaku dans la préfecture d'Okinawa.
Actuellement, le Japon exploite cinq drones pour la surveillance aérienne, mais leur temps de vol reste limité. Les navires sans équipage permettront d'effectuer des missions de surveillance prolongées dans des zones éloignées des côtes japonaises.
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Selon le plan, dès 2027, le gouvernement collaborera avec des chantiers navals locaux pour concevoir des technologies de navigation autonome, équipées de systèmes de surveillance intégrant caméras et radars. Une étude est en cours pour doter ces navires de capacités permettant d'intercepter des navires suspects si nécessaire.
Le Japon ambitionne de réaliser des essais opérationnels de ces navires d'ici 2032, en parallèle de l'entrée en vigueur de nouvelles règles internationales régissant l'exploitation des navires sans équipage.
Cette décision intervient alors que les inquiétudes japonaises grandissent face à l'activité maritime chinoise. Les navires gouvernementaux chinois continuent de s'approcher des eaux territoriales japonaises, tandis que la garde côtière chinoise a récemment annoncé la mise en place de « patrouilles d'application de la loi » dans des zones proches de Taïwan.
Par ailleurs, la garde côtière japonaise fait face à un déficit en personnel, avec 665 postes vacants à la fin de l'exercice 2024, conséquence de l'augmentation des charges de travail et des longues périodes de service à bord des navires.
Le gouvernement estime que l'utilisation de navires sans équipage pourra alléger la pression sur les effectifs en prenant en charge la surveillance dans les zones à faible trafic maritime, tout en soutenant les opérations de recherche et sauvetage ainsi que le suivi des mouvements des navires étrangers.
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