Monde
Le ministre britannique de la Défense, Wes Streeting, engage des démarches pour renforcer la coopération avec Donald Trump et garantir la sécurité du détroit d’Hormuz.

Le ministre britannique de la Défense, Wes Streeting, entreprend des actions visant à restaurer les relations entre le Royaume-Uni et le président américain Donald Trump. Il mise notamment sur une collaboration pour rouvrir le détroit d’Hormuz, tout en réaffirmant l’engagement de Londres à moderniser ses forces armées.
Dans le but de dépasser les tensions apparues sous le gouvernement de l’ancien Premier ministre Sir Keir Starmer, Streeting a exprimé à son homologue américain, Pete Hegseth, son souhait de bâtir une alliance internationale garantissant la sécurité de la navigation dans ce passage stratégique, crucial pour le commerce mondial.
Selon le « Daily Telegraph », le ministre britannique cherche à réajuster la trajectoire de la « relation spéciale » entre Londres et Washington, qui s’est détériorée lors du conflit avec l’Iran plus tôt cette année.
Au cours de leurs échanges, Streeting et Hegseth ont évoqué la tenue prochaine d’une conférence à Londres, prévue cette semaine, réunissant des alliés de l’OTAN, des ministres de la Défense et des chefs militaires représentant jusqu’à 40 pays.
Le ministre américain Pete Hegseth ainsi que le général Dan Quinn, chef d’état-major interarmées des États-Unis, devraient participer à ce rassemblement.
Le rapport précise que les pays européens organisaient auparavant des réunions régulières sans la présence des États-Unis. Cette conférence vise à combler les divisions entre alliés après plusieurs mois jugés difficiles sur le plan des relations.
Un proche de Wes Streeting a indiqué au journal que le ministre avait eu « une conversation très cordiale » avec Pete Hegseth, portant sur l’évolution de la situation dans le détroit d’Hormuz et les moyens de coopération entre alliés pour gérer cette problématique.
Les deux responsables ont également abordé le sujet des investissements dans le secteur de la défense, ainsi que l’engagement du Royaume-Uni à respecter ses obligations au sein de l’OTAN.
Durant ces discussions, Streeting a insisté sur le projet britannique de modernisation et de réforme des forces armées, afin de les rendre plus aptes à répondre aux exigences des conflits contemporains, notamment face à l’essor des drones.
Le ministre avait déclaré la semaine précédente, lors du salon international de l’aéronautique de Farnborough, que le Royaume-Uni développait « un système intégré combinant plateformes pilotées et autonomes », offrant selon lui « un pont vers la possession d’un chasseur de sixième génération ».
Le rapport souligne que les initiatives de Streeting pourraient rassurer les sceptiques à Washington concernant le nouveau Premier ministre Andy Burnham, surtout après que la nomination d’Ed Miliband au poste de ministre des Affaires étrangères ait suscité des réserves aux États-Unis.
La semaine dernière, Miliband a tenu sa première rencontre bilatérale avec son homologue américain Marco Rubio, en marge du sommet de l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (ASEAN) organisé aux Philippines.
Au début de son mandat, l’ancien Premier ministre Keir Starmer avait réussi à établir de bonnes relations avec Donald Trump durant les premiers mois de leur collaboration, mais celles-ci se sont dégradées par la suite.
Trump avait moqué Starmer, estimant qu’il « n’était pas Winston Churchill », dans le contexte du refus initial du gouvernement britannique d’autoriser les États-Unis à utiliser des bases militaires britanniques pour mener des frappes contre l’Iran.
Le président américain avait également vivement critiqué l’accord sur les îles Chagos conclu par le gouvernement Starmer, le qualifiant « d’acte d’une stupidité extrême ».
Liban
Football
Tech & Sciences
Monde