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Le ministre ukrainien de la Défense démis, Mikhaïlo Fedorov, rejette les propositions de Zelensky et demande son retour à son ancien poste.

Le ministre ukrainien de la Défense démis de ses fonctions, Mikhaïlo Fedorov, a annoncé jeudi qu'il refusait les offres de postes alternatives proposées par le président Volodymyr Zelensky, affirmant qu'il n'accepterait que son retour à la tête du ministère de la Défense, selon l'agence "France Presse".
Fedorov, dont le limogeage a déclenché une vague importante de protestations et conduit au renvoi du chef de l'armée ukrainienne, a déclaré : "Je n'accepterai aucun poste autre que celui de ministre de la Défense".
Il a ajouté que "aucune autre fonction ne dispose des pouvoirs nécessaires pour lutter contre la corruption dans les achats militaires, achever la réforme de l'armée, planifier et exécuter des opérations non conventionnelles contre l'ennemi, ainsi que pour éliminer la culture du mensonge et de l'impunité au sein du système".
Les organisateurs des manifestations ont appelé à de nouvelles mobilisations pour réclamer la réintégration de Fedorov, limogé de manière inattendue par Zelensky après seulement six mois à son poste.
Âgé de 35 ans, Fedorov avait été nommé ministre de la Défense en janvier, chargé de moderniser et de numériser l'armée. Il a cependant rencontré des oppositions au sein des cadres militaires, qui auraient rejeté ses plans de réforme.
À la suite de plusieurs jours de protestations, Zelensky a limogé cette semaine le commandant en chef de l'armée, Oleksandr Syrsky, et l'a remplacé par Mikhaïlo Drapaty, un allié proche de Fedorov et partisan des réformes.
Le président ukrainien a nommé un ministre de la Défense par intérim et a refusé de réintégrer Fedorov, bien que ce dernier soit considéré comme l'un de ses alliés les plus proches depuis son accession à la présidence en 2019.
Fedorov a gagné le respect au sein de l'institution militaire et au-delà grâce à son adoption précoce des drones, devenus un élément crucial dans ce conflit qui dure depuis plus de quatre ans et demi.
Il a fréquemment critiqué ce qu'il qualifie de mentalité soviétique au sein de l'armée et a cherché à réformer une institution militaire critiquée pour la corruption, le manque d'équipement, l'absentéisme, les mauvais traitements infligés aux recrues et les campagnes de mobilisation.
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