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Le Premier ministre albanais dément les informations sur un projet touristique lié à la famille Trump

Le Premier ministre albanais Édi Rama affirme que les protestations contre un complexe touristique lié à Jared Kushner reposent sur des informations erronées.

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Le Premier ministre albanais dément les informations sur un projet touristique lié à la famille Trump
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Le Premier ministre albanais Édi Rama a qualifié d’infondées les manifestations qui s’opposent à un projet de complexe touristique de luxe prévu dans une zone protégée sur la côte adriatique. Il a déclaré à l’agence allemande de presse à Berlin que les protestataires se basaient sur des données incorrectes.

« Les faits montrent qu’il n’existe aucun accord concernant l’île de Sazan, alors que les médias regorgent d’allégations erronées affirmant qu’un accord a été conclu, que la famille Kushner obtiendra l’île et que l’Albanie la vendra… Il n’a jamais été question d’une vente », a-t-il précisé.

Le chef du gouvernement a ajouté que son administration négociait toujours un projet commun visant à construire le premier complexe touristique de luxe en Albanie sur cette île. Il a confirmé que Jared Kushner, gendre de l’ancien président américain Donald Trump, faisait partie des investisseurs potentiels. « L’Albanie est devenue une plateforme pour la colère anti-Trump à travers le monde », a-t-il souligné.

Édi Rama a indiqué que les travaux de forage initiaux destinés à l’exploration ont été interrompus et que les clôtures temporaires du chantier ont été retirées. « Les préparatifs n’ont pas été arrêtés par une décision spécifique, mais il y a une pause parce qu’il est impossible de poursuivre les travaux sous une telle pression et avec autant de dureté », a-t-il expliqué.

Le Premier ministre a assuré qu’aucune demande de permis de construire concernant les zones de Sazan ou de Zvërnec n’a été déposée à ce jour. Il a précisé que des études d’impact environnemental seront naturellement réalisées. Selon son récit, la construction limitée et respectueuse de l’environnement est autorisée dans ces deux zones.

Les défenseurs de l’environnement critiquent les modifications apportées à la loi sur les zones protégées en 2024, tandis que le gouvernement albanais les présente comme une simple clarification du cadre légal de protection. Toutefois, l’Union européenne a relevé dans ses rapports sur ce pays une baisse du niveau de protection.

Édi Rama a rejeté ces critiques en déclarant : « Il est impossible qu’un pays candidat à l’adhésion à l’Union européenne, engagé dans des négociations imminentes, réalise un projet, quel qu’en soit l’ampleur, sans effectuer une évaluation d’impact environnemental pleinement conforme aux normes européennes. »

Depuis plusieurs semaines, l’Albanie, située dans les Balkans et aspirant à rejoindre l’UE, est le théâtre de manifestations contre les plans de construction. Des milliers de personnes sont descendues dans les rues de la capitale Tirana, où des affrontements avec la police ont eu lieu.

Le projet prévoit également le développement d’une petite péninsule près de la ville de Zvërnec, où les dunes de sable forment une barrière entre le lac Narta et la mer Méditerranée. Cette zone abrite de nombreuses espèces protégées d’oiseaux et d’animaux.

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