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Les frais d’assurance pour le détroit d’Hormuz atteignent 10 % en pleine guerre
Les primes d’assurance maritime pour traverser le détroit d’Hormuz ont grimpé jusqu’à 10 % de la valeur des navires, un record depuis le début du conflit.

Les frais d’assurance liés au passage maritime du détroit d’Hormuz ont atteint 10 % de la valeur des navires, un niveau inédit depuis le début des hostilités, suite aux attaques contre des navires commerciaux en début de semaine, selon des sources du marché de l’assurance maritime interrogées par le service "The Insurer" de l’agence Reuters, spécialisé dans la couverture du secteur.
Le Corps des Gardiens de la Révolution iranien a indiqué que deux pétroliers ont explosé et sont hors service après avoir tenté de traverser le détroit en empruntant une voie qualifiée de "non sécurisée".
Quatre navires ont été touchés en une seule journée, entraînant un net recul du trafic maritime dans le détroit d’Hormuz.
Ce même Corps avait annoncé dimanche que deux navires avaient subi ce qu’il a qualifié d’"incident" dans la même zone, sans préciser si ces événements étaient liés.
La Marine marchande britannique a signalé une attaque par projectile inconnu contre un navire au large des côtes omanaises donnant sur le détroit d’Hormuz.
Un responsable du secteur de l’assurance a déclaré lundi que les primes de risque de guerre avaient augmenté pour atteindre entre 8 et 10 % du montant assuré pour le passage par le détroit, tandis que deux autres sources du secteur ont confirmé un taux de 10 %.
Un courtier a confirmé que les frais s’élevaient à 10 %, assortis d’une prime de non-réclamation, alors qu’un autre professionnel évoquait un taux proche de 7,5 %.
La première source a souligné que ce taux de 10 % constitue le plus haut niveau enregistré dans la région depuis le début du conflit.
Un autre expert en assurance a précisé que les propriétaires de navires "hésitent" à accepter un tel coût pour traverser le détroit.
Avant la rupture du cessez-le-feu temporaire entre l’Iran et les États-Unis, suivie de la reprise des attaques contre les navires commerciaux, les primes d’assurance pour les risques de guerre maritime dans le détroit d’Hormuz oscillaient entre 1 % et 3 % de la valeur des navires.
Cette hausse des primes est liée à la suspension par certaines compagnies d’assurance de leurs offres pour le passage, tandis que d’autres ont conseillé aux armateurs de suspendre leurs traversées du détroit.
Par ailleurs, la milice yéménite des Houthis, alliée de l’Iran, a annoncé aujourd’hui l’interdiction immédiate de la navigation maritime à destination de l’Arabie saoudite.
Dans un communiqué, elle a déclaré : "Les forces armées yéménites annoncent l’interdiction de la navigation maritime à l’encontre de l’ennemi saoudien criminel selon la formule (blocus contre blocus), qui prendra effet dès la publication de ce communiqué".
Un professionnel du secteur de l’assurance a indiqué que le marché devra attendre pour évaluer les conséquences pratiques de cette interdiction, notant que les menaces des Houthis ces derniers mois n’avaient pas toujours été suivies d’effets.
Un autre acteur du secteur a précisé que le coût des assurances dans la mer Rouge a augmenté, passant de 0,3 % à 0,75 % après l’annonce des Houthis.
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