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Les États-Unis et Israël mènent leurs plus grands préparatifs militaires conjoints depuis le cessez-le-feu avec l'Iran, en prévision d'une reprise des hostilités la semaine prochaine.

Depuis l'entrée en vigueur du cessez-le-feu avec l'Iran, jamais les préparatifs militaires conjoints entre les États-Unis et Israël n'avaient été aussi importants. Actuellement en cours, ces manœuvres anticipent une possible reprise des attaques dans les sept prochains jours, ont confié des responsables régionaux au New York Times.
Ces mouvements coïncident avec les déclarations du président américain Donald Trump, qui a lancé avant son départ pour la Chine : « Soit ils parviennent à un accord, soit ils seront détruits. D'une manière ou d'une autre, nous gagnerons. »
Selon des responsables américains, Washington envisage plusieurs scénarios. Le premier consisterait en une nouvelle vague de frappes aériennes intensives contre des cibles militaires et des infrastructures iraniennes. Un second, plus complexe, prévoirait le déploiement de forces spéciales en territoire iranien pour accéder à des matières nucléaires enfouies dans des installations souterraines.
Le journal précise que des centaines d'éléments des forces d'opérations spéciales américaines sont arrivés au Moyen-Orient depuis mars dernier. Cette montée en puissance vise à offrir à l'administration américaine la capacité de mener des opérations terrestres directes si la décision politique était prise.
Environ cinq mille Marines américains, ainsi que près de deux mille parachutistes de la 82e division aéroportée, sont en état d'alerte dans la région, dans l'attente des ordres, ont indiqué des responsables.
Ces troupes pourraient être déployées pour une opération visant le site nucléaire d'Ispahan, afin d'atteindre et de sécuriser le stock d'uranium hautement enrichi, tout en fournissant un large périmètre de protection aux éléments des forces spéciales, ont précisé des responsables militaires.
Les mêmes sources ont toutefois reconnu que toute opération terrestre en Iran comporterait des risques majeurs, pouvant déboucher sur des affrontements directs avec les forces iraniennes et accroître la probabilité de pertes humaines.
Les responsables militaires américains estiment que les frappes précédentes ont réussi à cibler des sites de lancement de missiles balistiques et des dépôts de munitions des Gardiens de la Révolution iraniens. Cependant, selon les évaluations du renseignement américain, Téhéran a réussi à reprendre le contrôle d'une grande partie de son infrastructure de missiles et de ses installations souterraines.
Depuis le début du cessez-le-feu, le département américain de la Défense a intensifié le réarmement des navires de guerre et des avions d'attaque déployés dans la région. De leur côté, des responsables iraniens ont confirmé être prêts à un éventuel retour des hostilités.



