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Lors d'une visite en Eswatini, le chef de la diplomatie taïwanaise, Lin Chia-lung, a fermement condamné les pressions chinoises sur plusieurs nations africaines pour annuler les autorisations de survol de l'avion présidentiel. Taïwan, a-t-il déclaré, ne « s'inclinera » pas. Le président Lai Ching-te avait dû reporter une visite officielle après le retrait soudain des droits de transit par les Seychelles, Maurice et Madagascar. Pour Lin, « aucun blocus ni pression » n'entamera la détermination de l'île à défendre sa dignité et ses liens internationaux. L'Eswatini est l'un des derniers pays à reconnaître Taïwan, que Pékin considère comme une province à réunifier, par la force si nécessaire.

Le ministre des Affaires étrangères taïwanais Lin Chia-lung, lors d'une visite en Eswatini, a condamné les démarches entreprises récemment par la Chine pour faire pression sur plusieurs pays africains afin d'annuler les autorisations de survol de l'avion du président de l'île, affirmant que Taïwan ne « s'inclinera » pas, selon l'AFP.
Le président taïwanais Lai Ching-te avait reporté la semaine dernière une visite officielle en Eswatini (anciennement Swaziland), après que plusieurs pays, dont les Seychelles, Maurice et Madagascar, avaient soudainement retiré les autorisations de transit accordées à son avion pour survoler leur espace aérien.
L'Eswatini est l'un des 12 pays qui reconnaissent encore la souveraineté de Taïwan, que la Chine considère comme une partie inséparable de son territoire et menace de réunifier, par la force si nécessaire.
Lin représentait le président de Taïwan lors du 40e anniversaire de l'accession du roi Mswati III au trône en Eswatini, étant arrivé dans le royaume africain samedi.
Lin a écrit sur Facebook dimanche : « Quelle que soit la puissance politique que la Chine utilise pour interférer dans les opérations de l'aviation civile internationale et pour politiser et exploiter les données aéronautiques, Taïwan ne s'inclinera pas, et le cours de notre progrès ne s'arrêtera pas », selon ses termes.
Il a poursuivi : « Aucun blocus ou pression ne sapera notre détermination à protéger notre dignité et à maintenir nos liens avec la communauté internationale. »
Les États-Unis ont condamné la « campagne d'intimidation » chinoise contre Taïwan et ses alliés.
Pékin, en revanche, a estimé qu'il n'y avait « aucune base » aux accusations américaines, insistant sur le fait que ses démarches étaient légitimes.
Washington ne reconnaît pas officiellement Taïwan, mais c'est le principal soutien militaire de l'île, bien que ce soutien ait quelque peu diminué sous le président Donald Trump.



