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L'Iran annonce une transformation majeure de sa doctrine militaire, passant du défensif à l'offensif, avec des opérations extérieures et un rôle accru des Basijs à l'échelle mondiale. Cette évolution s'inscrit dans un renforcement de la coordination stratégique et d'une vision globale de la guerre combinée.

Le colonel Mohammad Reza Naqdi, conseiller supérieur du commandant en chef du Corps des Gardiens de la Révolution iranien, a annoncé le passage de la doctrine militaire et sécuritaire du pays du modèle défensif au modèle offensif.
Le responsable militaire iranien a souligné que les forces iraniennes sont prêtes à mener des opérations hors frontières et à transporter le conflit sur « les terres de l'ennemi » dès qu'il sera donné l'ordre.
Naqdi a déclaré lors d'une interview au télévision officielle iranienne que les affrontements récents avec les États-Unis et Israël ont constitué une « manœuvre réelle » qui a permis à Téhéran d'évaluer ses capacités et de mesurer les points forts et faibles de ses adversaires.
Cette annonce coïncide avec des changements profonds dans la structure de direction militaire iranienne, incluant de nouvelles nominations et une intensification du lien entre l'État-major général des forces armées et le quartier général opérationnel « Khatam al-Anbiya », dans le but de raccourcir les délais de décision et de transformer l'institution militaire d'un cadre administratif vers une structure plus opérationnelle sur le terrain.
Les nouvelles orientations prévoient également l'élargissement du concept de « guerre combinée », en intégrant les opérations militaires aux outils diplomatiques, économiques et médiatiques, tout en conférant aux forces des Basijs un rôle dépassant la sécurité intérieure pour promouvoir ce que Téhéran appelle « la culture et la pensée des Basijs » à l'échelle internationale.
Les Basijs, mot persan signifiant « mobilisation », sont des forces paramilitaires volontaires composées de civils, agissant comme un bras populaire et militaire entièrement soumis au Corps des Gardiens de la Révolution iranien.
Les forces des Basijs ont connu une transformation qualitative de leurs missions avec la nomination de Hossein Taeb à la tête de l'organisation, passant d'un système de défense interne contre les troubles à un partenaire clé dans la protection de l'infrastructure, le soutien aux opérations combinées, et selon les nouvelles directives, « étendre la pensée des Basijs » au-delà du territoire iranien pour créer des lignes de défense et d'attaque souples et asymétriques, servant la doctrine offensive préventive dans la région.
Dans le même contexte, Naqdi a évoqué la possession par l'Iran d'une vaste base industrielle comprenant plus de 950 villes et complexes industriels, mettant en garde contre l'idée que l'atteinte aux stocks de missiles pourrait paralyser ses capacités, tout en signalant l'existence d'autres moyens pouvant être utilisés pour cibler les intérêts américains à travers le monde.
Ces transformations ont suscité des inquiétudes quant à leurs répercussions sur la sécurité de la navigation dans le détroit d’Ormuz, qui pourrait, selon des analyses médiatiques, devenir un outil de pression et de dissuasion face aux États-Unis. Parmi les scénarios courants figurent une intensification de l'utilisation de vedettes rapides, de drones et de mines marines, sans que cette annonce implique nécessairement une décision iranienne immédiate d'action militaire.
Source : Médias iraniens



