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Paralysie dans le détroit d'Hormuz : trafic des pétroliers suspendu pour le deuxième jour

Le passage des pétroliers dans le détroit d'Hormuz est interrompu pour le deuxième jour consécutif, marquant une paralysie du trafic maritime dans cette zone stratégique.

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Paralysie dans le détroit d'Hormuz : trafic des pétroliers suspendu pour le deuxième jour
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Le site spécialisé "Kepler" a rapporté samedi que le trafic maritime dans le détroit d'Hormuz est à l'arrêt, soulignant qu'aucun pétrolier n'a quitté ce passage stratégique pour le deuxième jour consécutif.

Les données de navigation indiquent que seulement trois navires ont franchi le détroit jeudi, un chiffre journalier le plus bas depuis mai, alors que la majorité des bateaux ont soit cessé leur transit, soit fait demi-tour après les récentes attaques menées par Téhéran contre des navires et la reprise par les États-Unis du blocus maritime ciblant les transports liés à l'Iran.

Le site a précisé dans un communiqué publié sur la plateforme X vendredi que le déclin marqué du passage des navires s’est poursuivi jusqu’au 16 juillet, avec seulement huit traversées confirmées, un niveau inédit depuis trois semaines.

Sur ces huit navires, sept ont emprunté la route iranienne, ce qui témoigne d’une concentration de la navigation dans des couloirs plus risqués, conséquence d’une réévaluation par les opérateurs des conditions de sécurité, de la sûreté des équipages et de l’augmentation des risques liés aux assurances. L’activité s’est répartie équitablement entre navires à faible risque et ceux soumis à des sanctions, sans observer de passage de navires dits de la "flotte fantôme".

Le rapport mentionne également un incident matériel récemment confirmé impliquant le pétrolier "Belma". Cette situation, conjuguée aux mesures de restriction en vigueur, a renforcé l’incertitude sur le marché. Les données concluent qu’en dépit des efforts de médiation régionale, les évolutions militaires dictent désormais les décisions opérationnelles des compagnies maritimes, éclipsant les avancées diplomatiques.

La situation sécuritaire autour du détroit d'Hormuz s’est dégradée depuis les attaques du 7 juillet. Les États-Unis ont mené plusieurs frappes contre des cibles militaires iraniennes, affirmant vouloir affaiblir la capacité de Téhéran à menacer la navigation commerciale. En réponse, l’Iran a lancé des attaques de représailles contre des installations militaires américaines et des infrastructures dans plusieurs pays du Golfe, exacerbant les inquiétudes sur la sécurité du détroit.

Téhéran a insisté sur la nécessité d’identifier et de surveiller les navires étrangers par ses forces avant leur passage dans le détroit, précisant que les restrictions sur la navigation commerciale resteront en place tant que la situation sécuritaire ne s’améliorera pas. Les États-Unis ont démenti ces affirmations, assurant que le détroit demeure accessible à la navigation internationale légale et que leurs forces continueront à protéger le trafic commercial.

La reprise des hostilités entre Washington et Téhéran a conduit à un quasi-arrêt du trafic dans le détroit d'Hormuz, passage crucial pour le transport mondial de pétrole et de gaz, provoquant une hausse des prix de l’énergie à l’échelle internationale.

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