Monde
Participation inférieure à 1 % aux législatives partielles en Tunisie suscite moqueries
Les élections législatives partielles à Tunis ont enregistré un taux de participation inférieur à 1 %, provoquant une vague de moqueries sur les réseaux sociaux.

Les élections législatives partielles tenues à Tunis ont déclenché une importante controverse en raison d’une participation extrêmement faible, ne dépassant pas 1 %. Ce faible taux a rapidement fait l’objet de moqueries et de sarcasmes sur les réseaux sociaux.
Les internautes ont réagi aux chiffres publiés concernant la participation, diffusant des messages ironiques et exprimant des doutes sur la légitimité du futur élu dans la circonscription de "Kobria" à Tunis.
Ces élections partielles ont été organisées à la suite du décès du député Saleh Al-Mubaraky, survenu le 6 mars 2026. Le premier tour, unique à cette circonscription, s’est déroulé le 30 juin 2026.
Le second tour s’est tenu hier, marqué par une quasi-absence des électeurs dans l’une des plus grandes circonscriptions de la capitale tunisienne.
Le centre d’observation "Chahid", chargé de surveiller les élections et de soutenir les transitions démocratiques, a rapporté un "très faible taux de participation aux bureaux de vote lors du second tour des législatives partielles dans la circonscription de Kobria, gouvernorat de Tunis". Il a précisé que la participation "n’a pas atteint 1 % à 14 heures".
Dans son communiqué sur le déroulement du scrutin, ce centre a indiqué que le nombre et la répartition géographique des bureaux de vote étaient restés identiques à ceux du premier tour, avec un seul bureau électoral pour plusieurs centres, malgré son appel préalable à en réduire le nombre par regroupement, compte tenu de la faible affluence.
Mohamed Al-Hamdi, cadre du parti Courant démocratique, a écrit sur sa page Facebook : "Rassurez-nous sur les élections de Kobria... Je ne demande pas le taux de participation ni les candidats... L’essentiel est la présence des délégations d’observation de Russie et de la Ligue arabe".
Le militant de la société civile Sadok Ayad a également publié sur Facebook : "Élections de Kobria... Même les candidats ne sont pas venus voter... Seulement 1 %".
Le journaliste tunisien Fatin Hafsiya a commenté la faible participation dans un post Facebook : "Un salut spécial, exceptionnel et royal aux électeurs qui ont voté au second tour pour choisir leur député dans la circonscription de Kobria... Ces électeurs ont voté sous une température avoisinant les 50 degrés... Ils ont fondu avant que ne fondent les promesses électorales".
Ahmed Zeidi, autre militant de la société civile, a écrit : "Pardonnez-moi... Je sais que vous n’avez pas besoin d’autres mauvaises nouvelles... Mais le sujet est très grave... Aujourd’hui, j’ai vu quelqu’un vendre son vote pour 20 dinars (environ 6 dollars) afin d’aller voter".
Enfin, Imam Latifi, également militant, a publié sur Facebook : "Une fête électorale dans la circonscription de Kobria, un quartier de Tunis, un succès politique sans précédent : le taux de participation a dépassé 1 %... Pas de consolation pour les traîtres qui misaient sur l’échec et la perturbation de cette fête".
Dernières actualités
LibanMohamed Karki lance à Tunis une initiative pour réformer les systèmes de retraite
Tech & SciencesiOS 27 Public Beta : 4 inconvénients majeurs pour les utilisateurs d’iPhone
Tech & SciencesApple teste une fonction d’enregistrement et résumé automatique des sessions de réparation
IA
