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Perpétuité pour un espion lié au Corps des Gardiens de la Révolution et au Hezbollah à Bahreïn

La Haute Cour pénale de Bahreïn a condamné à la réclusion à perpétuité un individu reconnu coupable d’espionnage au profit du Corps des Gardiens de la Révolution iranien et du Hezbollah libanais, ainsi que de transmission de données sensibles à une puissance étrangère dans le but de nuire au royaume.

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Perpétuité pour un espion lié au Corps des Gardiens de la Révolution et au Hezbollah à Bahreïn
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Le chef du parquet des crimes terroristes à Bahreïn a annoncé ce dimanche que la Haute Cour pénale du royaume avait rendu son verdict à l’encontre d’un accusé. Ce dernier a été reconnu coupable d’avoir cherché à entrer en contact et à collaborer avec les organisations qualifiées de terroristes que sont le Corps des Gardiens de la Révolution iranien et le Hezbollah libanais. Il lui est également reproché d’avoir obtenu des données vitales et de les avoir transmises à un État étranger dans l’intention de commettre des actes terroristes et hostiles contre le royaume de Bahreïn, portant ainsi atteinte à ses intérêts. En outre, il a été jugé coupable d’avoir prôné et soutenu de tels actes. La cour a prononcé une peine de réclusion à perpétuité et ordonné la confiscation des objets saisis.

Selon l’agence de presse officielle bahreïnienne (BNA), les faits remontent à la réception d’informations confirmées par les enquêtes de la direction générale des investigations et des preuves pénales. Ces informations indiquaient que le Hezbollah avait recruté l’accusé, alors présent sur le territoire bahreïnien, pour exécuter des opérations terroristes à l’intérieur du pays, après que ce dernier eut cherché à rejoindre l’organisation. Il lui avait été demandé de transmettre des informations, des images et des séquences vidéo relatives aux conséquences de ce que les autorités décrivent comme l’agression iranienne brutale contre Bahreïn. Ces éléments étaient envoyés à des comptes électroniques gérés depuis l’Iran, sous la supervision du Corps des Gardiens de la Révolution iranien et des services de renseignement iraniens, à leur demande expresse. Ces agissements profitaient à l’ennemi et menaçaient la sécurité du royaume ainsi que la vie de ses citoyens et résidents.

Dès la réception du signalement, le parquet a ouvert une enquête. L’accusé a été interrogé et a reconnu en détail les faits qui lui étaient reprochés. Les témoins ont été entendus, et des experts techniques ont été mandatés pour examiner les appareils électroniques saisis. Les résultats de ces expertises ont confirmé la culpabilité de l’accusé. Sur cette base, le parquet a ordonné sa détention provisoire avant de le renvoyer devant la Haute Cour pénale, qui a rendu le verdict mentionné lors de l’audience de ce dimanche.

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L’affaire a été examinée au cours de plusieurs audiences, au cours desquelles toutes les garanties légales ont été respectées. L’avocat de l’accusé était présent et a pu présenter ses moyens de défense, dans le cadre d’un strict respect des garanties d’un procès équitable prévues par la loi.

Le parquet a fermement souligné que la protection des intérêts supérieurs du royaume de Bahreïn, la préservation de sa sécurité, de sa souveraineté et de l’intégrité de son territoire constituent un devoir national imposé par les dispositions de la loi. Il a ajouté que toute communication avec des entités ou des États étrangers, ou toute action menée en leur faveur, de nature à nuire à la sécurité de l’État ou à porter atteinte à son indépendance, constitue un crime portant atteinte à la sécurité de l’État, passible de poursuites pénales.

Le parquet a également réaffirmé sa détermination à lutter fermement contre tous les actes qui portent atteinte à la sécurité et à la stabilité du pays, et à poursuivre quiconque se révèle impliqué, que ce soit par participation, incitation ou assistance. Ces actes sont considérés comme des crimes graves pour lesquels la loi prévoit des peines sévères pouvant aller jusqu’à la peine de mort.

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