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Plus de 40 morts dans une attaque de gangs à Kenskof

Une attaque menée par des groupes armés contre un camp de déplacés installé dans une église à Kenskof, près de Port-au-Prince, a fait environ 40 morts et plusieurs blessés ou enlevés, selon le maire de la commune.

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Plus de 40 morts dans une attaque de gangs à Kenskof
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Environ quarante personnes ont péri dans la nuit de dimanche à lundi lors d’une attaque lancée par des gangs armés contre la localité de Kenskof, située à proximité de Port-au-Prince, a indiqué lundi le maire de la commune, Massion Jean, à l’Agence France-Presse.

« Nous avons recensé près de quarante corps. Les opérations de recherche se poursuivent. Des personnes sont toujours portées disparues », a déclaré Massion Jean, qualifiant les événements de « nuit de terreur » dans une zone marquée depuis plusieurs mois par des violences récurrentes imputées à des groupes armés.

Le maire a précisé que des membres de ces bandes avaient forcé l’entrée d’un camp de déplacés aménagé à l’intérieur d’une église et y avaient exécuté plusieurs personnes. Le bilan fait état de dizaines de morts et de blessés, ainsi que d’un nombre non précisé d’enlèvements.

Le bureau du Premier ministre haïtien, Alex Denis Fils-Aimé, a exprimé dans un communiqué « sa profonde compassion » à l’égard des victimes et de leurs familles. Le gouvernement a également annoncé l’envoi de renforts afin de rétablir la sécurité dans la région.

Kenskof connaît depuis plusieurs mois des affrontements entre factions armées cherchant à étendre leur emprise territoriale.

Haïti, pays le plus pauvre des Amériques, traverse depuis longtemps des crises politiques, économiques et sécuritaires. La situation s’est nettement détériorée ces dernières années avec l’escalade des actes de violence perpétrés par les gangs : assassinats, enlèvements, viols et recrutement d’enfants.

Selon des estimations publiées en juin par l’Organisation internationale pour les migrations, près de 1,5 million de personnes — soit environ 13 % de la population totale d’environ 11 millions d’habitants — ont été déplacées à l’intérieur du pays en raison de ces violences, qui ne se concentrent pas uniquement sur la capitale.

Une force spéciale destinée à lutter contre les gangs est actuellement en cours de constitution, avec le soutien des Nations unies, afin d’appuyer les forces de police locales, jugées incapables de faire face à l’ampleur de la crise sécuritaire.

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