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Le président russe Vladimir Poutine s’est rendu jeudi sur l’île d’Itouroup, l’une des quatre îles Kouriles revendiquées par le Japon et la Russie, dans le cadre d’une tournée en Sibérie et en Extrême-Orient.

La presse officielle russe TASS a rapporté jeudi que le président Vladimir Poutine avait effectué une visite sur l’île d’Itouroup, membre de l’archipel des Kouriles, dont la souveraineté est revendiquée à la fois par la Russie et le Japon.
Russie et Japon n’ont jamais signé de traité de paix formel mettant fin à la Seconde Guerre mondiale. Le différend territorial portant sur les îles Kouriles — désignées au Japon sous le nom d’« îles du Nord » — constitue l’obstacle principal à la conclusion d’un tel accord.
Cette étape aux Kouriles marque la fin d’un déplacement présidentiel en Sibérie et en Extrême-Orient. Poutine s’était rendu à Oulan-Oudé, dans la république de Bouriatie, le 10 août, puis à Novossibirsk le lendemain.
Le 12 août, le chef de l’État est arrivé à Ioujno-Sakhalinsk. Il a embarqué à bord du croiseur lance-missiles « Varyag », navire de l’escadre du Pacifique, où il a reçu un exposé du commandant de la flotte, Viktor Lina, avant de rencontrer des membres d’équipage et de partager un repas avec eux.
Le litige relatif aux îles Kouriles remonte à l’après-Seconde Guerre mondiale. En 1956, Tokyo et Moscou avaient signé une déclaration conjointe prévoyant la cessation des hostilités et la conclusion d’un traité de paix. Toutefois, le Japon n’a jamais ratifié ce texte. Depuis lors, Tokyo conditionne toute signature d’un traité de paix à la restitution des quatre îles annexées par l’Union soviétique à la fin du conflit.
Tokyo fonde ses revendications sur la convention russo-japonaise de commerce et de frontières de 1855. Moscou, pour sa part, affirme que la souveraineté russe sur ces îles est définitive et légitime, et qu’elle résulte incontestablement des conséquences de la Seconde Guerre mondiale.



