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Quatre navires de pétrole et gaz renoncent à franchir le détroit d'Ormuz

Quatre navires transportant pétrole et gaz ont modifié leur trajectoire, évitant le détroit d'Ormuz après de nouvelles attaques dans cette zone sensible.

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Quatre navires de pétrole et gaz renoncent à franchir le détroit d'Ormuz
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Au moins quatre navires transportant du pétrole et du gaz ont fait demi-tour, renonçant à traverser le détroit d'Ormuz, selon des données de suivi maritime. Cette décision intervient après la reprise des attaques contre des navires dans ce passage stratégique, accompagnée d'une montée des inquiétudes sécuritaires.

Le changement de cap de ces navires fait suite à des dommages subis par un méthanier qatari et un pétrolier saoudien à proximité du détroit mardi dernier. Des rapports ont indiqué que l'Iran aurait lancé des missiles sur des navires dans cette voie navigable, poussant les autorités maritimes à relever le niveau de menace pour les navires transitant le détroit à « élevé ».

Des données fournies par les sociétés d’analyse Kepler et London Stock Exchange Group montrent que les méthaniers Al Ghariya, Dahl et Al Ruwais, tous gérés par Qatar Energy, se dirigeaient lentement vers l’ouest en direction du détroit d’Ormuz avant de modifier leur route pour s’en éloigner tard mardi. Ces trois navires, vides, se rendaient au terminal d’exportation qatari de Ras Laffan pour charger des cargaisons.

Par ailleurs, selon les mêmes sources, un pétrolier battant pavillon indien, transportant deux millions de barils de pétrole brut koweïtien chargés à la fin de la semaine dernière, a fait demi-tour au large d’Oman, près du détroit d’Ormuz, ce mercredi.

Depuis le début du conflit fin février 2026, au moins seize cargaisons de gaz naturel liquéfié sont sorties de Ras Laffan, ainsi que dix cargaisons de l’île de Das, relevant de la compagnie pétrolière nationale d’Abu Dhabi, ADNOC. Toutefois, ces volumes représentent une fraction minime comparée aux environ sept millions de tonnes expédiées mensuellement auparavant depuis ces deux centres d’exportation.

Selon les analystes de la société Fortexsa, le nombre de navires vides en attente de chargement à Ras Laffan a dépassé dix début juillet 2026. Fortexsa précise également que plus de cinquante navires vides appartenant à Qatar Energy et ADNOC sont dispersés dans le Golfe, en Inde et au détroit de Malacca, certains ayant désactivé leur système d’identification automatique depuis plus de dix jours.

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