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Rapport : Le directeur de la CIA a visité la Russie pour avertir contre une possible incursion terrestre dans les pays baltes

Le directeur de la CIA, John Ratcliffe, a effectué une visite surprise à Moscou pour avertir la Russie d'une éventuelle attaque combinée par cyberattaque et incursion terrestre limitée sur un pays balte, selon le Wall Street Journal.

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Rapport : Le directeur de la CIA a visité la Russie pour avertir contre une possible incursion terrestre dans les pays baltes
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Des sources informées ont indiqué que la visite inattendue du directeur de l'Agence centrale de renseignement américaine (CIA), John Ratcliffe, à Moscou cette semaine visait à avertir la Russie d'une éventuelle attaque contre des pays membres de l'OTAN, par une cyberattaque et une incursion terrestre limitée ciblant l'un des pays baltes, selon le Wall Street Journal.

Cette visite constitue la première mission publiquement connue de Ratcliffe à la capitale russe, intervenue après des évaluations récentes du renseignement américain, rapportées plus tôt par le Wall Street Journal, selon lesquelles le président russe Vladimir Poutine pourrait tenter d'évaluer la capacité de l'OTAN à défendre ses membres en lançant une attaque limitée sur l'un de ses États membres au cours des prochaines années.

Selon le journal, des responsables américains craignent que Poutine, sous la pression exercée par la guerre en Ukraine et les difficultés internes, recoure à une attaque alliant cyberattaque et incursion terrestre limitée, probablement ciblant l'un des pays baltes.

Moscou pourrait également prendre en compte la diminution des stocks occidentaux de certaines munitions et armes essentielles, due aux dépenses militaires liées au conflit avec l'Iran.

Les États-Unis ont déjà épuisé une partie de leurs stocks d'armes en raison des transferts vers l'Ukraine après l'invasion russe en 2022, ainsi que des besoins imposés par le conflit avec l'Iran.

Entretiens de renseignement

Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a confirmé mercredi que Ratcliffe avait mené des discussions à Moscou avec des responsables des services de renseignement russes, mais n'avait pas rencontré le président Vladimir Poutine.

Peskov a précisé que Poutine avait été informé des résultats des entretiens, sans révéler leur contenu ni les détails des interlocuteurs du directeur de la CIA.

Il a souligné que les communications entre les services de renseignement russes et américains constituent à elles seules « une évolution positive et une voie constructive », notant que ces canaux persistent souvent même pendant les périodes les plus tendues des relations bilatérales.

Il a ajouté que Poutine avait déjà affirmé l'importance de maintenir les canaux de communication entre les deux pays, tout en estimant qu'il était « prématuré » de déterminer dans quelle mesure ces échanges pourraient aider à sortir les relations russo-américaines de leur crise actuelle.

Le porte-parole du Kremlin a également confirmé qu'aucun plan n'était actuellement en place pour organiser une rencontre entre Ratcliffe et Poutine, tout en refusant de divulguer d'autres détails concernant les arrangements relatifs aux échanges de renseignement.

Stagnation des négociations ukrainiennes

La visite de Ratcliffe intervient alors que les efforts américains visant à parvenir à une solution mettant fin à la guerre russo-ukrainienne, entrée dans sa cinquième année, peinent face à des désaccords persistants sur les questions clés, notamment les territoires et les conditions d'un cessez-le-feu.

Ratcliffe est le dernier haut responsable américain à avoir visité Moscou, après plusieurs missions effectuées par Steve Witkoff, le représentant américain chargé des négociations de paix entre la Russie et l'Ukraine.

La visite du directeur de la CIA à Moscou est rare en temps de guerre ; la dernière visite connue d'un directeur de l'agence à la capitale russe remonte à novembre 2021, lorsque William Burns, alors à la tête de la CIA sous l'administration du président américain précédent Joe Biden, y avait été accueilli et avait averti Poutine de l'invasion de l'Ukraine.

Parallèlement, les efforts diplomatiques pour mettre fin au conflit se poursuivent, avec la confirmation par le président ukrainien Volodymyr Zelensky d'une fenêtre temporelle permettant une résolution via une médiation américaine, tandis que Kiev travaille avec Washington et ses alliés européens à élaborer de nouvelles propositions de négociation avec Moscou.

Dans le domaine militaire, l'Ukraine a intensifié au cours des derniers mois ses frappes avec des drones sur des cibles économiques russes, notamment des raffineries pétrolières et des installations appartenant à de grandes entreprises, tandis que la Russie continue de mener des frappes contre des infrastructures économiques ukrainiennes et cible les exportations céréalières par la mer Noire.

Poutine affirme que Moscou est ouverte aux négociations de paix, mais sur la base de « réalités sur le terrain », tandis que Kiev rejette les conditions russes et accuse Moscou de provoquer une escalade, affirmant sa volonté de riposter.

Il a toutefois déclaré, dans des propos à la télévision russe samedi, que l'Ukraine s'était ouvert les portes de l'enfer par ses frappes sur des cibles économiques russes.

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