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Selon le Telegraph, le Premier ministre britannique Keir Starmer étudierait l'idée de céder sa place au maire de Manchester, Andy Burnham.

La possibilité d'une démission volontaire du Premier ministre britannique Keir Starmer au profit d'Andy Burnham, maire du Grand Manchester, est désormais sérieusement envisagée, d'après des sources proches du dossier citées par le *Daily Telegraph*. Cette hypothèse gagne du terrain alors que les pressions s'intensifient au sein du Parti travailliste au pouvoir contre sa direction.
Les mêmes sources indiquent que Starmer procède à un examen approfondi de « toutes les options » à sa disposition, malgré ses déclarations publiques affirmant qu'il est prêt à faire face à toute contestation de son leadership. Le journal britannique précise que l'idée d'une démission pourrait devenir une option concrète si les différentes factions du Parti travailliste parviennent à un consensus autour de Burnham comme successeur potentiel.
Le *Daily Telegraph* ajoute que Starmer ne prendra aucune décision avant que les résultats de l'élection partielle dans la circonscription de Macclesfield ne soient connus. Le parti cherche ainsi à éviter des divisions internes qui pourraient s'aggraver en cas d'annonce prématurée d'un départ.
Une source interne au parti a confié au journal que des pressions sont exercées pour empêcher toute annonce de démission avant ce scrutin, de peur de déclencher des luttes intestines entre les courants pro et anti-Burnham, ce qui pourrait entraîner une perte de contrôle sur la scène politique interne.
Le 14 mai, Andy Burnham a annoncé sa candidature dans la circonscription de Macclesfield, dans le nord de l'Angleterre, pour l'élection partielle à la Chambre des communes. Le lendemain, le comité exécutif national du Parti travailliste a officiellement approuvé sa nomination.
Le scrutin est prévu pour le 18 juin, après la démission du député travailliste Josh Simons, qui a libéré son siège pour permettre à Burnham d'entrer au Parlement. Cette manœuvre pourrait ouvrir la voie à une future accession au poste de Premier ministre, la coutume politique britannique exigeant que le chef du gouvernement soit membre du Parlement.
Burnham avait déjà tenté d'entrer à la Chambre des communes par le biais d'une élection partielle à Manchester en janvier, mais la direction du parti avait bloqué sa candidature. Cette décision était motivée par la crainte qu'il ne devienne un rival direct de Starmer pour la direction du parti et le poste de Premier ministre, selon ce qu'a rapporté Sky News.



