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Le secrétaire d’État américain Marco Rubio a achevé jeudi à Lima une tournée dans trois pays d’Amérique latine, marquée par l’adhésion du Pérou au « Bouclier des Amériques » et le classement de plusieurs groupes criminels comme organisations terroristes.

Le secrétaire d’État américain Marco Rubio a clos jeudi sa tournée en Amérique latine par une visite à Lima, dans le cadre d’une stratégie visant à renforcer la coopération avec un nouvel ensemble de gouvernements conservateurs et à intensifier la lutte contre les réseaux criminels spécialisés dans le trafic de drogues.
Rubio est arrivé à Lima après des étapes à Bogota et à Quito. À l’issue de ces rencontres, il a salué l’approfondissement de la coordination avec les autorités colombiennes et équatoriennes face aux groupes armés illégaux désormais qualifiés par Washington d’organisations terroristes. Peu avant son arrivée, le Pérou a rejoint le « Bouclier des Amériques », une initiative dirigée par les États-Unis destinée à contrer le trafic de stupéfiants dans la région.
Avec une population de 34 millions d’habitants, le Pérou figure parmi les principaux producteurs mondiaux de cocaïne. Le pays connaît depuis plusieurs années une détérioration marquée de sa sécurité intérieure. Depuis 2018, les taux de meurtres y ont connu une hausse significative. La présidente péruvienne Keiko Fujimori a souligné que l’intégration au « Bouclier des Amériques » permettait à Lima de recevoir plus rapidement des renseignements sécuritaires et d’adopter des mesures « plus fermes ».
Lors d’une conférence de presse commune avec Rubio, Fujimori a attribué la récente arrestation d’un membre d’une organisation criminelle péruvienne en Bolivie à des informations fournies par le Bureau fédéral d’enquête (FBI). Rubio a affirmé que l’Amérique latine constituait une « priorité réelle » pour l’administration du président Donald Trump. « Notre engagement dans la région n’est pas un acte de bienveillance, a-t-il précisé. Il est fondamental pour la sécurité, la prospérité et le bien-être des États-Unis. »
À Quito, mercredi, Rubio avait annoncé le classement de la bande équatorienne « Los Tiguerones » comme organisation terroriste par les États-Unis, une décision entraînant son isolement du système financier américain. Des mesures similaires ont été prises à l’encontre d’autres groupes équatoriens, du réseau vénézuélien « Tren de Aragua » et du cartel mexicain de Sinaloa. « Nous ne parlons pas d’une simple mafia, a déclaré Rubio aux journalistes. Nous parlons de terroristes. Si vous n’agissez pas contre ces groupes, ils dévoreront intégralement ces pays. »
Cette tournée s’inscrit dans le cadre des efforts de l’administration Trump pour limiter l’influence grandissante de la Chine, de la Russie et de l’Iran en Amérique latine. Avant l’arrivée de Rubio à Lima, l’ambassade chinoise a rejeté toute suggestion selon laquelle la région serait une « cour arrière » pour un quelconque pays, défendant le caractère légitime et mutuellement bénéfique de la coopération entre Pékin et les États d’Amérique latine.
Les États-Unis ont officiellement classé la bande équatorienne « Los Tiguerones » comme organisation terroriste.



